La startup Monstock supervise la supply chain de l’amont à l’aval

La startup Monstock supervise la supply chain de l'amont à l'aval

La supply chain se complexifie à mesure que les retailers intègrent l’omnicanalité dans leur stratégie de vente. Monstock veut apporter de la cohérence de l’amont jusqu’à l’aval de la chaîne, en proposant aux commerçants des outils pour gérer leurs flux et leurs stocks avec plus d’agilité que par le passé.

La startup, lancée en 2018 à Reims, a déployé une solution cloud et mobile qui offre une vision globale sur la gestion des stocks des usines jusqu’aux points de vente, sur les achats et les commandes des clients, ainsi que sur la livraison du dernière kilomètre, le reverse logistic ou encore le réapprovisionnement à coup d’IA.

Depuis sa dernière levée de fonds en 2020, la startup a approfondi sa roadmap produit et s’apprête désormais à élargir son horizon à l’international au gré des opportunités business. Les investissements en R&D ont permis à Monstock de lancer toute une série de nouvelles fonctionnalités, pour limiter les ruptures de stocks et le besoin de fonds de roulement gâce à l’IA, ou encore piloter des actions et processus grâce à une tour de contrôle.

Engagée dans un mouvement plus durable, Monstock a aussi développé des solutions de retours des produits des points de vente jusqu’au fabricant, pour en effectuer la réutilisation, la réparation, le recyclage ou l’élimination.

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Des schémas logistiques nécessairement souples

Selon Guillaume Blanc, fondateur de Monstock, la plateforme doit être la plus connectée et la plus flexible que possible pour satisfaire les besoins des retailers en quête d’outils mobiles et digitalisés.

Parmi les entreprises clientes, il y a par exemple celles qui « partent de quasiment rien » et se servent de Monstock pour « coordonner l’ensemble de leurs opérations », mais aussi celles, plus matures ou plus anciennes, qui ont déjà leur propre ERP et souhaitent remplacer certains pans de leur SI pour intégrer certaines briques bien plus spécifiques, dit-il à ZDNet.

« Nous avons besoin aujourd’hui de proposer différentes méthodes, du click and collect, en passant par le drive et les hubs. Il faut donc avoir des schémas logistiques très souples et agiles », explique Guillaume Blanc.

Des cas d’usage toujours plus complexes

Pour autant, Monstock ne se présente pas comme une solution exhaustive mais s’intègre dans un réseau de partenaires plus vaste. « Chaque solution a du sens et a ses limites. Nous rassemblons le meilleur sur la supply chain » note Guillaume Blanc. Certaines fonctionnalités d’ailleurs ne se trouvent pas dans la plateforme, comme l’optimisation des tournées, que d’autres grands acteurs savent maîtriser.

Le fondateur de la startup a souhaité dès le départ apporter des réponses logistiques à des cas d’usage toujours plus complexes. Pendant la pandémie, Monstock a notamment travaillé sur un projet de drive mutualisé avec Westfield pour gérer les venues des clients dans les zones commerciales. En 2021, la startup a aussi signé avec le groupe La Poste pour tester de nouveaux services de proximité.

Dans cette démarche, l’accumulation de technologies s’avère aussi importante, indique Guillaume Blanc. Pour reprendre un cas précis, Guillaume Blanc explique, par exemple, que le fait d’avoir accès aux informations sur le nombre de commandes réalisées par jour permet de savoir si un livreur sera en capacité de tout distribuer dans les temps, ou s’il faut prévoir plus de ressources. 

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