La Russie réfléchit à bannir YouTube, Twitter et Facebook de son territoire

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La Russie réfléchit à bannir YouTube, Twitter et Facebook de son territoire

Le gouvernement russe travaille sur une nouvelle loi visant à bloquer les réseaux sociaux étrangers sur son territoire. Le Kremlin justifie l’adoption d’une telle mesure par le caractère « discriminatoire » de ces réseaux sociaux (souvent américains) à l’égard des organes d’information russes opérant à l’étranger. Des sites tels que Facebook, Twitter et YouTube sont spécifiquement mentionnés dans les “notes explicatives” accompagnant le nouveau projet de loi, soumis la semaine dernière pour débat à la Douma, le Parlement russe.

Les législateurs russes affirment que depuis avril 2020, les autorités de l’Etat ont reçu des plaintes de responsables de sites d’information russes dont les comptes de réseaux sociaux ont été censurés sur les plateformes visées par Moscou.

« Des médias tels que Russia Today, RIA Novosti, Crimea 24 ont été censurés. Au total, une vingtaine d’actes de discrimination ont été enregistrés », regrettent les législateurs russes, qui pointent les mesures supplémentaires adoptées par les réseaux sociaux pour contrer la désinformation sur leurs plateformes.

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Moscou dénonce une atteinte aux « droits de l’Homme »

Les actes de discrimination mentionnés dans les notes du projet de loi soutenu par Moscou font référence aux règles introduites sur Twitter et Facebook cette année, et sur YouTube en 2018. Les trois plateformes apposent désormais des étiquettes spéciales sur les profils des agences de presse affiliées à des Etats et ont réduit leur visibilité et leur audience en retirant leur contenu des algorithmes de recommandation. Pour les législateurs russes, il s’agit de « restrictions déraisonnables » qui « discriminent les contenus des médias russes ». Et de qualifier ces mesures de « violations des droits de l’Homme et des libertés fondamentales des citoyens russes ».

Le nouveau projet de loi soutenu par le Kremlin prévoit de donner au bureau du procureur général russe et au ministère des Affaires étrangères le pouvoir d’interdire les sites qui appliquent ces restrictions sur les sites d’information russes. Une fois la décision prise, le gendarme des télécommunications russes, le Roskomnadzor, sera appelé à faire respecter l’interdiction par le biais de son système national de “liste noire” de sites – qui interdit déjà LinkedIn depuis 2016.

Après s’être penché sur la question, le bureau juridique du Parlement russe a donné ce lundi le feu vert à la ratification de ce projet de loi, n’y voyant aucun problème de nature juridique. Le même jour, le gouvernement russe, par l’intermédiaire du Roskomnadzor, a également annoncé le début d’une nouvelle procédure contre Google pour avoir omis de censurer jusqu’à 30 % des contenus « dangereux » des résultats de recherche affichés aux citoyens russes.

Source : ZDNet.com

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