La question salariale au centre d’un mouvement de grève chez Orange

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La question salariale au centre d'un mouvement de grève chez Orange

Réouverture de négociations salariales, hausse des recrutements pour compenser les départs et annonce d’un projet stratégique clair : les revendications d’une grande majorité des syndicats d’Orange ne manquent pas ce mardi, date fixée par les représentants des salariés de l’opérateur pour organiser une « grande journée de grève ». A l’exception de la CFE-CGC, tous les syndicats des salariés d’Orange ont appelé début septembre à enclencher un mouvement de grève ce mardi. Ils réclament notamment une meilleure prise en compte des revendications salariales des 150 000 salariés que compte le groupe (pour environ 80 000 en France).

Et de réclamer « un investissement massif dans les déploiements et le maintien des réseaux » ainsi que « le retour d’un dialogue social de qualité », alors que la grogne monte depuis plusieurs mois chez l’opérateur historique, notamment après l’annonce d’un plan d’économies d’un milliard d’euros d’ici à 2023.

Les revendications salariales opposent depuis plusieurs mois les syndicats et la direction de l’opérateur. Mi-juillet, tous les syndicats représentatifs – à l’exception de la CFE-CGC, premier syndicat du groupe – avaient refusé de signer l’accord issu des négociations annuelles obligatoires (NAO) et lancé un appel à la grève pour ce mardi. Elles dénonçaient alors une « revalorisation inférieure à celle du SMIC » et regrettaient « une attitude irrespectueuse et déloyale » de la part de la direction d’Orange, à la suite de négociations salariales jugées insuffisantes pour les salariés.

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Un mouvement national

Faux, rétorque la direction d’Orange, qui affirme pour sa part avoir consacré en juillet un « budget global de 1,8 % des salaires aux augmentations salariales pour l’année 2021 ». Pour rappel, l’opérateur historique a dégagé en 2020 un bénéfice net de 5 milliards d’euros, en hausse de près de 60 %. De quoi attiser la colère d’une grande majorité des syndicats, qui appellent à « une redistribution équitable de la richesse » créée ces derniers mois au sein du groupe. Plusieurs rassemblements sont prévus, notamment devant le parvis du siège de la région Nord, à Lyon, Marseille, Bordeaux, Dijon, La Réunion ou encore à Brest, devant le bâtiment d’Orange, et à Rennes.

Ce mouvement de grève intervient alors que Stéphane Richard, le PDG du groupe, prépare activement son avenir à la tête de l’opérateur historique et plaide pour une reconduction de son mandat, à compter du mois de mai prochain, au sein d’une direction bicéphale comprenant un tandem. Interrogé récemment sur l’avenir de la gouvernance du groupe dans les colonnes du Journal du Dimanche, Stéphane Richard a estimé que cette formule, aujourd’hui en vogue au sein des états-majors des groupes du CAC 40, « est une bonne chose, si le tandem fonctionne ».

« Rester dans le groupe en tant que président dans une gouvernance renouvelée et dissociée est mon souhait personnel, mais ce sera bien sûr au conseil d’administration d’en décider », a indiqué le dirigeant, qui brigue désormais un quatrième mandat à la tête de l’opérateur.

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