La plus grosse critique des NFT : Elon Musk a-t-il fait exprès ?

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Elon Musk a-t-il publié la plus grosse critique à l’égard des NFT ? Hier, en mettant en vente un morceau de musique électronique sur la plateforme Valuables, le patron de Tesla n’avait peut-être pas bien pesé ses mots en parlant de vanité. Une référence ambivalente sur l’émergence des jetons non fongible a été glissée, et mérite d’être soulignée.

Très vite, la réflexion a été rattrapée par la fougue de sa communauté. Les surenchères furent nombreuses et la dernière en date valorise l’oeuvre à plus d’un million de dollars. L’entrepreneur a bien trop usé de son fanatisme pour les “memes” en référence à l’actualité de Bitcoin, puis du Dogecoin, pour que son enthousiasme sur les NFT ne soit pas perçu d’une autre façon qu’une blague. Doit-on en rester là ? Certainement pas.

Un NFT bardé de « memes »

Le premier NFT d’Elon Musk est une partition fidèle à l’image de l’entrepreneur : une caricature d’un mouvement qui fait les grands titres de la presse depuis le début de l’année, où Elon Musk a pris soin d’y ajouter sa touche de « memes ». On y trouve des chiens en référence au « Dogecoin » – la crypto-monnaie parodique à laquelle le patron de Tesla encourageait l’investissement. L’abréviation « HODL », un terme dérivé d’une faute d’orthographe de « hold »,  fait quant à lui une référence anglophone aux stratégies d’achat et de conservation dans les actifs et crypto-actifs.

Pour le choix d’une œuvre musicale, on ne pourra pas reprocher à Elon Musk d’avoir trouvé le goût de composer de la musique électronique. En janvier 2020, sous le nom d’artiste de « Emo G », il publiait son premier titre « Don’t Doubt ur Vibe » sur la plateforme SoundCloud. Malgré ses 3,6 millions d’écoutes, il n’aurait pas eu la possibilité d’en tirer un million de dollars sans l’aide de la blockchain et de la folie des NFT.

Le plein de vanité

Toujours est-il qu’il est difficile de traduire les faits et gestes de l’entrepreneur. La SEC lui en veut encore pour ses nombreux tweets bien trop enthousiastes à l’idée d’investir dans une crypto-monnaie parodique (le Dogecoin). Il pourrait désormais s’attirer les foudres de guerre des artistes, voyant en l’émergence des NFT un moyen d’établir enfin un modèle d’affaires digne de ce nom pour la vente des œuvres numériques.

Son ton, à première vue léger, glisse peut-être une vraie réflexion. Elon Musk n’a pas choisi au hasard d’ajouter une voix dans son morceau, répétant “NFT, pour votre vanité” à plusieurs reprises. Un terme ambivalent, loin d’être anodin : la vanité.

Bien plus souvent utilisée de façon péjorative, la vanité peut évoquer l’aspect défectueux du sentiment de satisfaction de soi-même. Dans son sens plus ancien, dénué de son narcissisme, il qualifie un caractère futile et vide de sens. En troisième lieu, la vanité est utilisée dans le champ lexical et l’histoire de l’art comme une composition allégorique de la mort ; de la fin de l’Homme.

De ces trois lectures sur la vanité, difficile d’y trouver un point de vue optimiste sur l’élan des NFT. En fait-il la critique ? Ou doit-on appréhender son morceau et sa mise aux enchères comme une simple caricature à la confusion sans but ? Un moyen, peut-être, d’accompagner simplement le mouvement, et conclure à tout un chacun qu’il peut être fier de ses capacités… et espérer en tirer des millions de dollars.

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