La lanceuse d’alerte Chelsea Manning a tenté de se suicider – Le Monde

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Chelsea Manning à Alexandria, en Virginie, en mai 2019.

Chelsea Manning à Alexandria, en Virginie, en mai 2019. ERIC BARADAT / AFP

La lanceuse d’alerte américaine Chelsea Manning a tenté de se suicider mercredi 11 mars, à deux jours d’une audience sur son refus, l’an dernier aux Etats-Unis, de témoigner devant un grand jury dans le cadre d’une enquête sur WikiLeaks, a révélé son groupe de soutien.

Prise en charge au centre de détention d’Alexandria, en Virginie, où elle est détenue depuis mai, « elle a été conduite à l’hôpital et est actuellement en train de se remettre », a précisé le Sparrow Project, une agence de presse et de communication, cité par l’Agence France-Presse (AFP).

L’ex-analyste militaire « doit toujours comparaître » vendredi devant un juge d’un tribunal de l’Etat de Virginie, pour répondre d’une accusation d’obstruction à la justice, selon le quotidien américain The New York Times et son équipe juridique.

Ne pas renier ses principes

Chelsea Manning, 32 ans, avait été incarcérée en mars 2019 pour « entrave à la bonne marche de la justice », après avoir refusé de répondre aux questions sur le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, à qui elle avait transmis en 2010 une masse de documents confidentiels. Elle avait été brièvement libérée en mai 2019 pour une raison technique, avant d’être de nouveau emprisonnée quelques jours plus tard.

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La lanceuse d’alerte reste aujourd’hui « très fermement décidée » à ne pas participer à cette procédure, « très susceptible », selon elle, de conduire à des abus, a fait savoir son groupe de soutien. « Mme Manning a déclaré précédemment qu’elle ne renierait pas ses principes, quand bien même cela devait lui porter de graves préjudices », a insisté le Sparrow Project.

Chelsea Manning a déjà passé sept ans en détention pour avoir transmis en 2010 — alors qu’elle était analyste et soldate dans l’armée américaine — plus de 750 000 documents diplomatiques et militaires américains à WikiLeaks. Elle avait été condamnée pour ces faits en 2013 à trente-cinq ans de prison par une cour martiale, mais sa peine avait été commuée par le président Barack Obama. Par ailleurs militante des droits LGBT+ et icône des personnes transgenres, elle avait été initialement libérée en 2017.

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Le Monde avec AFP

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