La France compte près de 16 000 sites prêts à émettre en 5G

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La France compte près de 16 000 sites prêts à émettre en 5G

Les opérateurs avaient prévenu : le déploiement de la 5G sur l’ensemble du territoire devrait progresser de manière assez conséquente dès 2021. Ils n’avaient pas menti. Selon le dernier décompte de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) livrés en fin de semaine dernière, le territoire métropolitain compte aujourd’hui 15 901 sites mobiles autorisés à émettre en 5G. Un chiffre qui pourrait paraître impressionnant si on le ramène aux 54 000 sites 4G actuellement autorisés par le régulateur en métropole, dont 48 000 sont en service.

Reste que ces 15 901 sites 5G s’appuient majoritairement sur des bandes de fréquences dites “basses” et “moyennes” (et plus particulièrement les bandes des 700 MHz et des 2,1 GHz), qu’exploitent déjà les opérateurs pour leurs réseaux 3G et 4G. Comme l’indiquait en fin de semaine dernière le gendarme français des fréquences, 11 770 sites estampillés 5G et autorisés par l’ANFR émettront dans la bande des 700 MHz, contre 5 000 dans la bande des 2,1 GHz. De fait, l’Autorité n’a en réalité autorisé “que” 1 092 sites à émettre sur la “bande cœur” de la 5G, à savoir celle des 3,5 GHz (qui va de 3,4 GHz à 3,8 GHz), dont l’attribution s’est achevée il y a quelques semaines.

Une nuance qui témoigne de l’ampleur de la tâche que va représenter pour les opérateurs le déploiement d’un réseau autonome, c’est-à-dire ne reposant pas sur des fréquences déjà exploitées par les réseaux existants. D’autant que l’ANFR rappelle dans son bilan d’étape que « le fait que ces sites soient autorisés ne signifie pas qu’ils sont déjà en service ».

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La 5G autonome, ce n’est pas pour aujourd’hui

Pour l’heure, il semble donc que les opérateurs favorisent surtout le déploiement d’un réseau 5G non autonome, c’est-à-dire basé sur des bandes de fréquences à la portée importante (jusqu’à environ 5 kilomètres pour la bande des 700 MHz) mais aux débits limités. Objectif ? Rendre la 5G disponible largement sur le territoire, quitte à ce que celle-ci ne tienne pas dès le départ ses promesses en termes de démultiplication des débits. Et ça fonctionne : selon l’ANFR, « les 40 villes de plus de 100 000 habitants en métropole sont toutes concernées par ces premières autorisations. Au total, 6 886 communes bénéficient d’au moins une autorisation de site en 5G ».

Pour la 5G autonome, il faudra donc encore patienter. D’autant que si les fréquences de la bande des 3,5 GHz (qui allient un rayon de couverture d’environ un kilomètre et des débits démultipliés) viennent d’être attribuées, ce n’est pas le cas des fréquences des 26 GHz, dites “millimétriques”, qui mettent vraiment l’accent sur la puissance, au prix d’une portée limitée – à environ 500 mètres en moyenne. Sur cette bande, « les enchères ne sont pas encore prévues et ne devraient pas intervenir avant 2 ou 3 ans », indique-t-on du côté de l’ANFR.

L’Arcep n’a d’ailleurs jamais fait mystère du fait que la 5G reposera dans un premier temps sur les réseaux mobiles existants. Pour le gendarme des télécoms, si l’année 2021 devrait bien voir le déploiement d’un réseau 5G non autonome, il faudra attendre 2023 pour voir émerger en France un réseau 5G autonome capable de tenir toutes les promesses de la nouvelle génération de technologie mobile, à commencer par une multiplication très conséquente des débits observés.

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