La Convention citoyenne pour le climat rejette les 28 heures de travail – Le Figaro

Il s’agit de la première des 150 mesures soumises à l’adoption des membres à être rejetée.

Par Le Figaro avec AFP

La Convention citoyenne pour le climat a rejeté les 28 heures de travail (photo d'illustration).
La Convention citoyenne pour le climat a rejeté les 28 heures de travail (photo d’illustration). lil_22 – stock.adobe.com

La Convention citoyenne pour le climat a rejeté samedi 20 juin une proposition de réduction du temps de travail à 28 heures hebdomadaires, après des débats passionnés. La proposition de «réduire le temps de travail sans perte de salaire dans un objectif de sobriété et de réduction de gaz à effet de serre» a été rejetée à 65% par les 150 membres de la Convention.

Il s’agit de la première des 150 mesures soumises à l’adoption des membres à être rejetée. Beaucoup d’intervenants se sont notamment inquiétés des conséquences économiques de la mesure et de l’image qu’une adoption donnerait de leurs travaux.

Débats passionnés

«C’est totalement déconnecté de la réalité et c’est indéfendable dans le contexte actuel. Et cette mesure discrédite totalement la convention, c’est donner le bâton pour se faire battre. Si c’est proposé, ça sera rejeté et ça aura juste discrédité notre travail,» jugeait ainsi Mélanie (en séance, les membres de la convention ne sont mentionnés que par leurs prénoms).

«Le partage c’est beau mais avec la crise actuelle c’est pas possible. J’ai travaillé toute ma vie 50 heures par semaine en élevant seule deux enfants. C’est toujours les mêmes qui travaillent moins, toujours les mêmes qui travaillent plus et pour des salaires minables,» lançait de son côté Marie-Hélène en refusant la mesure. «C’est hors mandat par rapport à la diminution des gaz à effet de serre», jugeait de son côté Lionel, tandis que d’autres abondait : «Il faudrait une convention citoyenne séparée sur le travail».

«Le télétravail avant c’était un ovni, personne n’imaginait ça. Mais l’application de cette mesure ça n’est pas dans six mois, c’est dans dix ans, il faut se projeter et réfléchir», répondait Sylvie pour défendre la mesure. «On peut être d’accord ou ne pas être d’accord, mais ça n’est pas à vous de dire qu’on va avoir l’air de guignols», lançait Annie. «On a voulu dire que le modèle et le système ne nous conviennent pas, alors osons».

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