La Compagnie du Lit mise sur l’omnicanalité

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La Compagnie du Lit mise sur l’omnicanalité

L’entreprise est née, en tant que petite structure, au Chesnay (78) en 1988. 33 ans plus tard, elle compte 250 collaborateurs et réalise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec 80 points de vente, dont une trentaine de franchisés. Sa présence était historiquement concentrée sur l’Ile-de-France (25 points de vente) mais elle continue de s’élargir, comme récemment dans les Hauts de France. D’ici à 2025, elle ambitionne de doubler le nombre de ses magasins.

Sa réussite s’explique par une logistique efficace et une dynamique commerciale communicative dans un marché plutôt prospère – celui de l’aménagement de la maison. « Notre particularité, c’est une offre spécialisée attractive et un accompagnement soutenu de nos franchisés. Nous leur proposons des solutions clés en main aussi innovantes que possible, et nous respectons leur indépendance », résume Damien Guillaume, directeur des opérations.

La société gère 18 entrepôts répartis dans toute la France, dont un principal, de 6 000 m2, à Rosny-sur-Seine. Depuis 2019, les entrepôts sont dotés d’un système de gestion des stocks, ou WMS (warehouse management system) : Wileo d’Aclea, dont les capacités de connectivité vont être augmentées. Pour les livraisons, La Compagnie du Lit dispose de sa propre flotte comptant une quinzaine de véhicules.

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Des postes de travail virtualisés

S’agissant du système d’information, le siège compte une vingtaine de postes de travail et environ 150 utilisateurs permanents, répartis dans les divers points de vente et entrepôts. Une solution originale a été retenue : des postes clients virtuels légers IGEL (UD2), tenant dans un boîtier de 15 par 18 cm environ. Très économiques (300 euros environ), ces boîtiers-ordinateurs sont dotés d’un microprocesseur Intel Atom, d’une mémoire de 2 ou 4 Go, de haut-parleurs et de plusieurs ports USB, ce qui leur permet de supporter deux écrans.

Ces boîtiers peuvent utiliser les protocoles d’affichage à distance les plus répandus : ils sont compatibles avec Microsoft RDP, VMware Horizon RDP / PCoIP, Citrix ICA / HDX. Ils cohabitent avec quelques PC sous Windows et quelques MacBook.

Les leçons du confinement

Lors des périodes de confinement, les possibilités de télétravail ont été étendues, grâce à la mise à disposition d’une trentaine de PC portables, connectés via des accès distants VPN sécurisés.

« Tous les collaborateurs se sont spontanément mobilisés. Les magasins ont été fermés, mais des équipes commerciales restreintes se sont tout de suite constituées. Et, lors du deuxième confinement, nous étions tout à fait prêts. »

L’une des difficultés a été le manque de connectivité de l’ERP d’ancienne génération, initialement installé, avec une base de données Universe, sur un IBM AS/400 (devenu “iSeries” puis “Systems i”). « La connexion avec les flux extérieurs, comme le CRM, n’était pas aisée, nous obligeant à quelques acrobaties. Aujourd’hui, le besoin est devenu crucial : il faut que l’outil soit nativement connecté, par exemple, pour la gestion des tournées. »

Trois domaines d’amélioration

Les améliorations vont porter sur trois domaines :

  • Tout d’abord le fonctionnel, afin d’accélérer les ventes, grâce à une interface de saisie plus intuitive, et avec l’intégration de la mobilité des vendeurs utilisant des tablettes (Samsung) pour gérer les dossiers de crédit et accéder en temps réel à l’état des stocks. Et entre leur commande et la livraison, les clients seront informés sur le statut en cours (par SMS ou e-mail) ; le bon de livraison sera signé électroniquement.
  • Le deuxième domaine prioritaire, c’est la fluidité des données. La société dispose de deux sites web : l’un est en rapport direct avec l’activité commerciale ; et l’autre, baptisé Albert, est lié à l’activité nouvelle dite “bed in box”, lancée il y a deux ans (vente de produits de literie « compressés, roulés », facilement livrables).
  • Le troisième domaine clé, c’est l’organisationnel : « nous voulons utiliser le SI pour mieux piloter nos process et améliorer notre excellence opérationnelle. Nos équipes de vente maîtrisent parfaitement les lignes de produits et savent conseiller. Nous devons leur faciliter la vie en leur poussant certaines informations clés, notamment l’état du stock ».

Le modèle “click and mortar”

La marque veut rester dans le modèle du “click and mortar”, c’est-à-dire développer une forte synergie entre l’e-commerce et les ventes en magasin. « En 1999, nous étions déjà pionniers dans l’e-commerce, qui représente 10 % du chiffre d’affaires et enregistre une forte croissance. Il faut que le site marchand reste crédible ; il faut que les mêmes données, sur les offres, sur les promos, sur la disponibilité des stocks, etc., soient accessibles partout. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi Octave : afin de bénéficier d’un accélérateur pour les échanges entre le site et les magasins, car 75 % des clients en magasins sont d’abord passés par le site, qui doit donc être attractif et bien renseigné. C’est une des clés de l’omnicanalité. »

Le choix d’un nouvel ERP a donc été fait. Il fonctionnera sur le cloud : la solution Unity d’Octave est en cours de déploiement. « La majeure partie des applis métier – gestion commerciale, messagerie, etc. – sont déjà sur le cloud depuis 2019. Nous louons des VM chez Microsoft Azure. » L’apprentissage des solutions devra être rapide, intuitif, avec un temps de formation le plus court possible.

Le nouveau chantier va courir sur 12 à 18 mois. La solution Unity d’Octave va d’abord être installée dans les magasins de province et dans leur dépôt respectif. Puis, fin 2022, ce sera le tour des établissements de l’Ile-de-France.

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