PORTRAITS – Âgés de 27 et 28 ans, les deux sapeurs pompiers sont entrés les premiers dans la boulangerie où est survenue l’explosion samedi. Ils sont morts tous les deux ainsi que 2 civils. Depuis, les hommages se multiplient pour saluer la bravoure de ces deux soldats du feu. Une collecte a été ouverte.

“Les Sapeurs-Pompiers de Paris sont dans la douleur.” Ce sont les premiers mots prononcés par le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole des Sapeurs-Pompiers de Paris au micro de LCI ce samedi, quelques heures après l’explosion survenue rue de Trévise, dans le IXe arrondissement de Paris, faisant quatre morts dont deux soldats du feu. Qui étaient ces deux héros, qui ont sacrifié leurs vies pour tenter de sauver celles des habitants de l’immeuble ?

Deux pompiers âgés de 27 et 28 ans

Le premier à s’être engagé dans l’immeuble, où une fuite de gaz était survenue, se nomme Simon Cartannaz. Agé de 28 ans, il était caporal-chef et comptait cinq ans de service au sein de la caserne des pompiers de Château d’Eau, dans le Xe arrondissement, comme l’explique le lieutenant-colonel Gabriel Plus à notre micro.

Le second, Nathanaël Josselin, âgé de 27 ans, était le conducteur de l’engin et venait du même centre de secours que le caporal-chef Cartannaz. Père d’un petit garçon de quatre ans, le première classe comptait quatre ans de service au sein de la caserne du Xe arrondissement de Paris. Dans un post Facebook, les Sapeurs-Pompiers de l’Yonne, pour qui il opérait depuis 2007, ont salué sa mémoire.

Ce soir, ce sont les 8 500 pompiers de Paris qui s’inclinent devant nos héros.Le lieutenant-colonel Gabriel Plus au micro de LCI.

Troisième à s’engager et enseveli durant deux heures, le sapeur-pompier Maxime Hacquart a finalement été retrouvé par une brigade cynophile et évacué dans un état grave à l’hôpital. Selon Gabriel Plus, “ses jours ne sont plus en danger”. Le lieutenant-colonel a d’ailleurs tenu à rendre hommage à ces coéquipiers décédés : “Notre devise, c’est sauver ou périr. Ce soir, ce sont les 8 500 pompiers de Paris qui s’inclinent devant nos héros.”

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