Jurassic park : la saga qui ne vieillit pas

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Jurassic park : la saga qui ne vieillit pas Je plaide coupable : au bout du sixième jour de débats et de non-réponses du Gouvernement aux questions de l’opposition, j’ai fini par craquer. J’ai lâchement abandonné la séance à l’Assemblée nationale pour me plonger dans l’intégrale des films de la franchise Jurassic Park. Il fallait au moins ça pour ne plus rêver d’abattement de CSG. 

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Prométhée

Toute une génération a rêvé avec Jurassic Park et l’émerveillement reste intact, même devant le premier, sorti en 1993. Si la franchise continue de fonctionner, c’est parce qu’au-delà des « simples » dinosaures, c’est le combat entre la science et l’Homme qui est illustré.

Techniquement, nous sommes en capacité de réaliser un certain nombre de prouesses, y compris le clonage, mais cela ne doit pas pour autant dire qu’on doit industrialiser ces techniques. Il ne s’agit pas d’être timoré face à la science, mais plutôt d’avoir l’instinct de survie. Ian Malcolm — interprété par Jeff Goldblum — le résume parfaitement dans les différents opus où il apparaît : l’Homme ne peut pas totalement contrôler la Nature.

Même en prenant un certain nombre de précautions, les dinosaures finissent par échapper au contrôle des humains qui les ont engendrés et c’est d’autant plus ironique qu’ils ont été créés pour satisfaire un plaisir purement égoïste : l’amusement et la recherche du profit. Or, l’extinction des dinosaures a rendu possible la domination de l’Homme sur Terre. Cette thématique de la création de sa propre cause d’extinction, on la retrouve également dans la saga Terminator. Conçu à l’origine pour aider l’humain, Skynet se rebelle et décide d’en finir avec nous.

Drone ou dino ?

Dans Jurassic World (le quatrième volet de la saga), Vic Hoskins explique qu’il souhaite dresser des vélociraptors pour en faire des armes de guerre. Sa justification est simple : un dinosaure ne tombe pas en panne, ne peut pas être piraté, peut se glisser dans des endroits improbables et n’a pas besoin de maintenance humaine.

Mais on n’a encore jamais vu un drone manger un être humain. Son argument se tient sur le plan historique, car les animaux ont été utilisés comme arme de guerre au fil des âges. On citera pêle-mêle les cochons, les éléphants, les singes, les coqs, les chauves-souris, les pigeons, les chiens, les rats, les dauphins et bien évidemment les chevaux.

Pour autant, un animal peut-il être plus fiable techniquement qu’une machine ? Effectivement, un animal ne peut pas être piraté contrairement à un drone, mais le drone ne peut pas apprendre, contrairement à l’animal. On peut toujours gloser pendant des heures sur l’intelligence artificielle, mais en l’état actuel de l’art, cela reste très modeste. Au mieux, les objets qualifiés d’intelligents dans le langage courant et le merveilleux monde du marketing sont des grille-pains qui parlent.    

Ode aux films légers

En dehors des films d’horreur, j’avoue sans honte être une bonne cliente pour les films d’action et à grand spectacle. Ce que je demande à un film, c’est de passer un bon moment et si possible, selon les thématiques, de me faire rêver. La saga Jurassic Park rentre dans cette catégorie, mais je pourrais également citer les deux Independance Day, les Expendables, Red 1 et 2, etc.

Je n’en peux plus des films de culs tristes, spécialité du cinéma français, avec des cinéastes dépressifs, qui nous dépeignent un quotidien morose voire morbide, sous couvert de dénoncer une réalité. Le cinéma peut porter un message, émettre une critique, mais cela demande du talent, que tous n’ont pas.

Alors oui, je plaide coupable : après une journée de débats à l’Assemblée nationale, la seule chose dont j’ai envie, c’est de rêver devant des dinosaures ou de voir des hommes baraqués mettre des gnons à d’autres solides gaillards pour récupérer un magot, une arme nucléaire, un otage ou les trois à la fois.

Autant vous dire que j’attends Jurassic Park 3, prévu pour 2021, avec impatience.

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