Julian Assange espionné par la CIA quand il était à Londres ?

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Voilà six mois que Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, a été arrêté à l’ambassade équatorienne de Londres où il était réfugié depuis plus de sept ans. Néanmoins, le quotidien espagnol El Pais révèle que l’homme aurait visiblement été espionné alors qu’il vivait là-bas.

Des micros cachés pour espionner Julian Assange

Si l’on en croit le média, c’est une société espagnole qui se serait chargée de suivre les faits et gestes de Julian Assange pour le compte de la CIA. Plus précisément, c’est l’entreprise Undercover Global SL qui aurait espionné le fondateur du site web. Officiellement, les employés de celle-ci sont chargés de la protection de l’ambassade, ce qui ne les aurait pas empêchés de transmettre certains rapports relatant les faits et gestes d’Assange.

Pour espionner Julian Assange, les employés concernés auraient également placé plusieurs micros dans certains lieux stratégiques, mais aussi dans les extincteurs. Cela aurait également concerné les toilettes des femmes, un espace où se réunissaient les avocats du fondateur de WikiLeaks pour ne pas risquer d’être écoutés. Pour sa part, l’agence américaine aurait été en mesure de suivre tous les enregistrements en direct.

En conséquence, un juge de l’Audience nationale serait actuellement en train de réaliser une quête, mais le haut tribunal de Madrid n’a pas souhaité commenter l’affaire. Aitor Martinez, l’homme représente Julian Assange a déclaré : « Il y a une enquête pénale ouverte à l’Audience nationale mais elle est secrète […] et nous ne pouvons pas faire de déclarations sur le contenu de l’enquête au-delà de ce qui a filtré ». Au sujet de Undercover Global SL, il a ajouté : « La fuite vient probablement d’employés  ».

Pour rappel, Julian Assange a été arrêté par les autorités britanniques il y a six mois puis il a été jugé durant le mois de mai dernier. Il a ensuite été condamné à 50 semaines de prison. Néanmoins, le fondateur de WikiLeaks n’en a pas terminé avec la justice, car les États-Unis souhaitent son extradition vers le pays afin de pouvoir le juger. Cette hypothèse devrait être élucidée en février 2020 et, s’il venait à être condamné, il pourrait écoper de 175 ans de sa vie, selon lui. Pour rappel, l’homme est accusé d’avoir partagé des documents confidentiels sur le site web qu’il a fondé.

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