Joe Biden au G7: «Amitié conditionnelle» – Le Figaro

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L’éditorial du Figaro, par Philippe Gélie.

La semaine européenne de Joe Biden s’amorce sous les meilleurs auspices. Il a choisi l’Europe pour son premier voyage à l’étranger, signe de la priorité qu’il donne au rétablissement des alliances traditionnelles, quelque peu malmenées par son prédécesseur. Ses hôtes se réjouissent ostensiblement du «retour» de l’Amérique dans le jeu multilatéral et voient avec soulagement se rouvrir le «parapluie» militaire américain, faute d’avoir progressé sur leur propre autonomie stratégique. En terrain conquis, Biden compte s’afficher comme le champion d’intérêts et de valeurs partagés, chef d’un «camp occidental» ressoudé avant d’affronter «en position de force» Vladimir Poutine mercredi prochain.

Mais attention aux malentendus. Malgré les scènes de retrouvailles entre amis, le 46e chef de la Maison-Blanche, qui pratique depuis un demi-siècle les codes et les coulisses de la diplomatie, ne va pas se contenter d’échanger des tapes dans le dos. Il vise un objectif central: enrôler les alliés des États-Unis

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