Jets d’œufs, alarme incendie : les épreuves du bac perturbées à Lillebonne – Paris-Normandie

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À 10h00, mardi 28 janvier 2020, juste avant la tenue des E3C en langue vivante 1, ces nouvelles épreuves du baccalauréat en contrôle continu pour les élèves de première générale, une petite centaine d’adolescents s’est réuni devant le lycée Guillaume-le-Conquérant à Lillebonne, afin de dénoncer la réforme.

« Peu importe ce que l’on pense de la réforme, nous dénonçons la façon dont elle est menée dans la précipitation », dit Camille Edouard, 17 ans, élève de terminale. Des lycéens, élus du conseil d’administration, ont posé la veille (lundi 27 janvier) une motion, et déplorent de n’avoir aucune réponse. Tous demandent que la réforme soit repoussée.

Jets d’oeufs et alarme incendie déclenchée

Le rassemblement avait débuté dans le calme avant que la situation ne dégénère. « C’est la catastrophe complète », nous indiquait un professeur. La police a dû intervenir sans toutefois procéder à des interpellations. Les manifestants ont essuyé quelques jets d’œufs de la part d’un voisin mécontent. Un membre de l’équipe éducative a fait rentrer les élèves dans l’établissement. C’est à ce moment là que l’alarme incendie s’est déclenchée un première fois. Elle a retenti à quatre reprises.

Épreuves maintenues ?

Une dizaine d’enseignants a choisi de soutenir les lycéens mais ils ont souhaité rester anonymes par crainte de sanctions du rectorat, certains de leurs collègues ayant reçu des convocations. Autour de 11 h 30, environ « le trois quart des élèves », selon une source syndicale, est rentré en classe pour composer. Ils sont ressortis quelques minutes après, car « il manquait les sujets » nous indique cette même source. Cette E3C a été maintenue même si, à en croire plusieurs témoignages d’élèves, « certains n’ont eu qu’un quart d’heure pour les faire. »

L’après-midi, les épreuves de langue vivante 2 se sont déroulées dans le calme selon Liam Salamagnon, élève de Première générale. À l’heure où nous publions cet article, la direction de l’établissement gère la crise et est donc dans l’incapacité de répondre à nos questions.

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