JEDI : Un point pour Amazon dans l’affaire de l’influence de l’ancien président

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JEDI : Un point pour Amazon dans l'affaire de l'influence de l'ancien président

Image : ZDNet.

Nouveau rebondissement dans l’affaire apparemment sans fin concernant le contrat de 10 ans et 10 milliards de dollars de la Joint Enterprise Defense Initiative (JEDI). Un juge fédéral a rejeté les requêtes du département de la Défense (DoD) et de Microsoft visant à rejeter une partie de la contestation d’Amazon concernant ce contrat, remporté par Microsoft en 2019.

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Une bataille juridique déjà longue… qui pourrait s’allonger

Cette décision judiciaire pourrait signifier que la longue bataille juridique autour du contrat JEDI pourrait devenir plus longue encore. Enfin, peut-être pas, car d’après certains responsables du département de la Défense, l’agence pourrait purement mettre fin au contrat JEDI et chercher d’autres moyens plus simples d’accéder aux mêmes services.

La plainte d’Amazon selon laquelle l’ancien président Trump aurait interféré dans l’attribution du contrat a été reçue cette semaine par la juge Patricia Campbell-Smith, qui ne l’a pas rejetée.

Pour rappel, Amazon était vu par beaucoup comme le potentiel vainqueur de l’appel d’offres, quand finalement Microsoft a obtenu le contrat JEDI en octobre 2019. Peu après, Amazon Web Services (AWS) a déposé une plainte, affirmant que l’ingérence du président de l’époque, Donald Trump, avait joué un rôle important dans cette victoire. En septembre 2020, le DoD affirmait qu’il maintenait son choix.

Amazon se réjouit, Microsoft tempère

Comme on pouvait s’y attendre, Amazon s’est réjoui de ce nouveau rebondissement. « Le dossier concernant l’influence inappropriée de l’ancien président Trump est troublant, et nous sommes heureux que la Cour examine l’impact remarquable qu’il a eu sur l’attribution du contrat JEDI. AWS continue d’être le choix technique supérieur, le moins cher, et celui qui fournirait la meilleure valeur au DoD et au contribuable américain. Nous attendons avec impatience l’examen par la Cour des nombreuses failles matérielles de l’évaluation du DoD, et restons absolument déterminés à faire en sorte que le ministère ait accès à la meilleure technologie au meilleur prix », indique un porte-parole du géant du e-commerce.

Du côté de Microsoft, on affirme que tout ceci ne change pas grand-chose. « Cette décision procédurale ne change pas grand-chose. Non pas une, mais deux fois, le personnel professionnel chargé des achats du département de la Défense a choisi Microsoft après un examen approfondi. De nombreux autres clients importants et sophistiqués font le même choix chaque semaine. Depuis plus d’un an, nous continuons à faire le travail interne nécessaire pour faire avancer le JEDI rapidement, et nous continuons à travailler avec le DoD, comme nous le faisons depuis plus de 40 ans, sur des initiatives essentielles à la mission, comme le soutien à son passage rapide au télétravail et l’IVAS de l’armée », explique Frank Shaw, responsable de la communication de Microsoft.

Cet accord IVAS pour une version modifiée de HoloLens, soit dit en passant, a une valeur estimée à 22 milliards de dollars sur 10 ans… soit deux JEDI.

Source : ZDNet.com

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