Jean-Luc Mélenchon mobilise son électorat et fait son meeting de rentrée dans la Drôme – lemonde.fr

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C’est un exercice qu’il affectionne et dont la crise sanitaire l’avait grandement privé. Jean-Luc Mélenchon a effectué son meeting de rentrée, dimanche 29 août, aux « Amfis », les journées d’été de La France insoumise (LFI), dans la Drôme. Il s’est adressé aux militants sur la scène installée devant le lac de Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence.

Le candidat déclaré de La France insoumise à l’élection présidentielle de 2022 a annoncé avoir d’ores et déjà récolté 240 signatures de maires sur les 500 nécessaires pour officialiser sa candidature.

Opposé au passe sanitaire

Il a répété son opposition au passe sanitaire – instauré face à une nouvelle vague de Covid-19 – le jugeant « attentatoire à la liberté dans le monde du travail », tout en fustigeant « l’extrême droite et les antisémites » présents aux manifestations. « Nous en avons assez d’eux, fichez le camp de nos manifs, gardez vos pancartes pour vous-mêmes », a-t-il déclaré.

Sur l’insécurité qui inquiète les classes populaires, Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu’elle concerne surtout « les trafics de drogue, des humains » et les relations avec la police : « Nous voulons une police républicaine respectueuse de la justice, des droits des citoyens, qui vouvoie et ne tutoie personne. »

Conscient de sa personnalité clivante, propice aux polémiques médiatiques, le député des Bouches-du-Rhône a simulé les reproches qu’on pourrait lui faire : « Mélenchon me convient pas, il parle trop fort, on a dit qu’il était ceci, ou je sais plus ce qu’on m’a dit mais ça me pose problème car je suis un petit bourgeois. »

A la tribune, le candidat a explicité sa stratégie d’« union populaire », label qui a remplacé sur les affiches de campagne celui de LFI, désormais jugé trop peu rassembleur : « L’union à la base tous azimuts – non pas contre, par détestation, mais pour changer la vie, en disant clairement comment, pourquoi, avec qui. »

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Appel à la mobilisation contre l’abstention

Avant son discours, le député des Bouches-du-Rhône a bénéficié du soutien de la présidente du conseil régional de La Réunion, Huguette Bello. Elle avait battu la droite sortante en juin, avec le soutien de LFI au premier tour, puis du reste de la gauche au second. Un schéma que Jean-Luc Mélenchon aimerait reproduire à l’échelle nationale en avril prochain.

Dans un entretien accordé jeudi au Dauphiné libéré, il a appelé les milieux populaires à se mobiliser. S’ils ne vont pas voter, « nous serons écrasés ». Il a aussi affirmé que l’élection de 2022 serait sa dernière participation à une présidentielle. Dimanche, à la tribune, M. Mélenchon a martelé que « l’abstention est le pire qui puisse nous arriver », « plus ça vote, plus nous sommes forts, moins ça vote, plus Macron et Le Pen sont forts. »

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Le Monde avec AFP

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