Jean Castex : «La prochaine phase ne sera pas le retour à l’ante confinement» – Le Parisien

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Il est le dernier responsable à passer sur le gril de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la gestion de l’épidémie de Covid-19. Ce mardi 17 novembre en fin de journée, le Premier ministre Jean Castex − dont l’audition initialement programmée le 3 novembre dernier avait été repoussée − a répondu pied à pied aux questions des députés.

Pas de mea culpa, donc, si ce n’est que l’ancien « monsieur Déconfinement » du gouvernement d’Edouard Philippe concède : « Peut-être, effectivement, que nous avons déconfiné un peu trop ». Tout en pointant également que les Français n’avaient, eux, sans doute pas respecté les gestes barrière « avec suffisamment de zèle » durant l’été.

«Nous avons pris à chaque fois les décisions adaptées»

Le Premier ministre a par ailleurs prévenu que le retour « aux jours heureux », pour reprendre la formule d’Emmanuel Macron, n’était pas pour tout de suite. Lorsque le deuxième confinement se terminera, « la prochaine phase ne sera pas le retour à l’ante confinement, a-t-il précisé. Il y aura des dispositions de freinage, qui sont en cours de calage, qui perdureront. »

Pour la suite, le gouvernement entend aussi continuer à mener sa politique du « tester, tracer, isoler ». Interrogé par le député LR Eric Ciotti, Jean Castex n’a ainsi pas fermé la porte à l’hypothèse d’un isolement obligatoire des cas positifs : « Je ne suis pas rétif à ce que cette question soit sur la table », a-t-il répondu. Mais de rappeler toutefois que la loi française ne permet que le volontariat. Une éventuelle évolution ne pourrait alors se faire, précise le chef du gouvernement, que « sous le contrôle du juge constitutionnel ». Concernant les vaccins, il espère qu’ils « pourront se déployer vite et soient efficace ».

Enfin, sur l’action du gouvernement depuis le début de l’épidémie, le Premier ministre l’assure : « J’estime que nous avons pris à chaque fois les décisions adaptées aux évolutions, pas toujours prévisibles » de la maladie. Droit dans ses bottes donc.

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