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“Je suis pédophile et le serai toujours”: le “chirurgien de Jonzac” décrivait ses déviances dans des carnets – BFMTV.COM

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“Je suis pédophile et le serai toujours.” C’est sans ambages, et sans une apparente once de regrets, que Joël Le Scouarnec, chirurgien à la retraite soupçonné de viols et d’agressions sexuelles sur des patients mineurs pendant près de 30 ans, se décrit dans différents carnets intimes. Des éléments capitaux qui ont été saisis par la justice et font désormais office de pièces à conviction dans le cadre de son procès, et dont une partie de leur contenu est dévoilé par nos confrères du JDD dans son édition de ce dimanche.

A cette avancée de l’affaire, qui pourrait être le plus grand dossier de pédophilie mis à jour en France, le sexagénaire est officiellement visé par 184 plaintes. Mais le nombre total de ses victimes pourrait être bien supérieur. Le suspect, qui a reconnu partiellement les faits sur une période allant de 1989 à 2017, a travaillé dans plusieurs hôpitaux de France.

“Pourquoi aurais-je honte?”

Dans ces carnets, Joël Le Scouarnec y décrit ses déviances et ses pensées les plus sombres.

“J’ai réfléchi au fait que je suis un grand pervers. Je suis à la fois exhibitionniste, voyeur, sadique, masochiste, scatologique, fétichiste, pédophile. Et j’en suis très heureux.”

Cette absence de regrets, accompagnée d’un manque de recul sur ses propres actes, se retrouve dans un autre passage, où celui qui est également surnommé le “chirurgien de Jonzac”, s’interroge:

“Pourquoi faut-il que notre société considère la pédophilie comme un crime abominable? Pourquoi aurais-je honte du plaisir de regarder, de toucher le corps nu d’une fillette impubère?”

A ce stade de l’enquête, les expertises psychiatrique ont en effet souligné une absence de “culpabilité envers ses victimes”, tout en écartant la présence de pathologie mentale.

Poupées

Dans ces mêmes carnets, l’ancien spécialiste en chirurgie viscérale décrit son quotidien, qu’il partage avec des poupées décrites comme ses “bébés” et a qui il donne des prénoms de jeunes femmes. Toujours selon le JDD, il aurait admis auprès des enquêteurs qu’il se servait de ces dernières afin de “remplacer une vraie fille lors d’un acte sexuel”.

Après les agressions réelles contre ses jeunes patients, il n’était également pas rare que Joël Le Scouarnec parle de ses victimes dans les journaux saisis.

“Merci pour le plaisir que tu m’as donné. J’espère t’en avoir donné aussi”, a-t-il par exemple écrit.

“Prédateur”

C’est finalement en 2017 que l’homme est interpellé, accusé de viol par sa voisine de 6 ans.

“Elle m’a dit: ‘Le monsieur m’a fait voir son zizi'”, confiait le père de la fillette à BFMTV. Tandis que sa mère précisait: “Le soir, j’ai été dans sa chambre et j’en ai parlé pendant plus d’une heure avec elle pour savoir ce qui s’était passé. Je lui ai donné une poupée pour comprendre les gestes qu’il avait eus.”

Dès lors, les témoignages se sont multipliés à l’encontre du praticien. Aujourd’hui âgée de 37 ans, Amélie, l’une de ses victimes âgée de 9 ans au moment des faits, a porté plainte. Son avocate décrit l’ancien chirurgien comme un homme à “l’intelligence au-dessus de la moyenne”.

“C’est un homme qui fondamentalement est un pervers, un prédateur et un danger pour notre société”, arguait-elle encore sur BFMTV.

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