« J’ai fait des réserves… » Les lecteurs de « 20 Minutes » témoignent de leur inquiétude face au coronavirus – 20 Minutes

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En Italie, où plusieurs personnes sont infectées par le coronavirus, un homme porte des gants de protection, dans un supermarché où il fait ses courses. — Valeria Ferraro / SOPA Images/Si/SIPA
  • Depuis ce week-end, l’Italie fait face à une accélération sans précédent de l’épidémie de coronavirus.
  • L’OMS évoque un risque de pandémie, et le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a déclaré que « l’épidémie est à nos portes ».
  • Après notre appel à témoignages, des internautes ont exprimé leur inquiétude face à la progression du Covid-19 : il y a ceux qui prennent leurs précautions, ceux qui annulent leurs projets de voyages, mais aussi ceux qui continuent de vivre normalement.

« Sans me laisser envahir par la psychose, je suis inquiète », avoue Colette. Alors que l’OMS a évoqué lundi des risques de pandémie, l’épidémie de Covid-19 s’est accélérée à travers la planète. Une trentaine de pays sont touchés par le virus.

Après notre appel à témoignages, près de 300 de nos internautes se sont exprimés quant à leur inquiétude de voir le coronavirus gagner la France.

L’inquiétude est bien là, à différents degrés. Il y a ceux qui prennent leurs précautions, ceux qui ont annulé ce qu’ils avaient prévu, et ceux qui ont choisi de continuer à vivre normalement.

« J’ai fait des réserves »

Valérie pense que « nous sommes aux prémices de cette épidémie et qu’elle va s’élargir sur l’ensemble du monde. » Alors, sans changer ses habitudes, elle s’« informe et suit l’actualité. » Nath, quant à elle, a « acheté des masques en prévision ». Tonny aussi a « acheté deux masques à la pharmacie au prix de 8,30 euros qui ont une durée de six heures maximum. » Sylvie pense en « acheter, par prévention, même s’ils restent dans un tiroir. »

Plus inquiète, Patricia, qui est française et vit en Hollande, pense que « la pandémie sera sévère et aura de graves conséquences économiques. » « J’ai fait des réserves de nourriture », avoue-t-elle. « Je suis parée à toute éventualité, et j’ai demandé à tous mes proches d’en faire autant ». Nora aussi « commence à faire le stock de provisions alimentaires ». Adeline a fait des « réserves de denrées non périssables comme des pâtes, du riz, des conserves au cas où le virus arrive en région parisienne. Cela nous évitera de devoir fréquenter les lieux à risque comme les grandes surfaces ». Quant à Jean-Pierre, il a acheté « 20 masques papier, deux masques à cartouches, du gel hydroalcoolique, des berlingots d’eau de javel, du papier WC, des conserves, des produits secs (pâtes, biscottes), et 40 litres de carburant. »

Dans la famille de Catherine, tout le monde est « équipé de gel pour les mains » : « quand nous sortons, nous nous désinfectons les mains. Nous avons changé nos habitudes au quotidien. Si le virus arrive en France, nous porterons des masques. » « Lavage de mains régulier » aussi pour Alexiane qui habite en Corse et pour qui « la proximité avec l’Italie n’est pas un facteur rassurant ».

Eviter les endroits trop fréquentés est aussi une précaution que prennent plusieurs de nos lecteurs. Gilles ne se rend plus « aux matchs de foot, meetings politiques, congrès ou conférences, cinéma, transports en commun bondés. » Marie songe à « ne plus scolariser sa petite fille de 4 ans si des cas sont détectés dans les Hauts-de-France. » Marion évite « de fréquenter des sanitaires publics ». Joss a fait une croix sur « ses vacances aux sports d’hiver » et « évite la foule et les transports en commun, va au restaurant, mais pas au cinéma car les fauteuils ne sont pas désinfectés. »

Floriana, elle, craint « une pandémie, et si elle est avérée en France, elle suivrait les recommandations de l’ARS, et ne prend pas plus de précautions qu’à l’ordinaire ».

« J’ai annulé mon voyage »

Autre preuve que le coronavirus a une incidence sur le quotidien de nos internautes, un certain nombre d’annulations dans ce qu’ils avaient prévu. Monique a annulé son « voyage en Italie », Gaétane son « voyage en Chine ». Clo pense à « annuler son séjour au Sri Lanka ». Pour Julie, qui a un enfant de 7 ans, « Séoul attendra l’année prochaine. Quand je vois le nombre de contaminations en Corée du Sud, je me dis qu’on a vraiment pris la bonne décision. » M., qui vit en Corse, a annulé son voyage vers Nice car il « considère que les aéroports sont un facteur de risque de contamination. »

Quant à Marie, prudente, qui revient de Venise, elle a annulé son « rendez-vous chez le gynécologue pour ne pas se trouver dans une salle d’attente avec des femmes enceintes. Je suis peut-être porteuse du virus sans le savoir, je m’en voudrais de le transmettre. »

« Je ne vais pas me pourrir la vie »

Ils sont moins nombreux, mais quelques-uns de nos lecteurs disent avoir choisi de continuer à vivre normalement. « On ne peut pas arrêter de vivre, il faut bien aller travailler », écrit Isabelle qui habite à la frontière avec l’Italie et prend tous les jours un TER dont le terminus est en Italie.

Même état d’esprit pour Elisabeth : « Si ça doit arriver, ça arrivera, ce n’est pas le port d’un masque qui changera quelque chose. Je ne vais pas me pourrir la vie », tranche-t-elle. « La peur n’évite pas le danger, carpe diem », philosophe Anne qui vit pourtant dans le Sud. « Pas de crainte particulière, pas de masque, pas de changement d’habitudes. »

« La psychose, très peu pour moi ! On en fait trop, la grippe tue énormément de personnes à travers le monde et on n’en fait pas autant », estime Audrey. Jean-Michel trouve aussi qu’on « en fait trop à propos du Covid-19, les médias d’information sont anxiogènes avec cette maladie. »

Ce qui inquiète le plus Nathalie qui se dit fataliste, c’est « la bêtise des gens qui s’affolent pour des raisons totalement incroyables. Si je dois attraper le virus, je l’attraperai. »

« Il ne faut pas tomber dans une psychose inutile », conclut Albert qui vit pourtant à Menton, à la frontière italienne.

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