L’un des individus ayant proféré des insultes antisémites au philosophe Alain Finkielkraut samedi à Paris, lors de l’acte 14 des “gilets jaunes” a été identifié comme étant connu des services de renseignement pour radicalisation islamiste, selon Le Parisien.

“Un suspect, reconnu comme le principal auteur des injures, a été identifié par nos services”, a écrit dimanche le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner sur Twitter.

Selon les informations du Parisien, l’homme n’a jamais fait l’objet d’un suivi au titre du Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), toutefois les services de renseignements l’auraient repéré en 2014 du fait de son appartenance à la mouvance islamiste radicale.

Une enquête préliminaire a été ouverte pour “injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, par parole, écrit, image ou moyen de communication électronique”, a précisé le parquet dimanche. Les investigations sont confiées à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance à la personne).

“La nature de l’antisémitisme a changé”

Invité dimanche sur i24NEWS, le philosophe est revenu sur son agression, refusant tout parallèle avec les années 30: “Cela ne rappelle pas les pires heures de notre Histoire, il faut arrêter avec cela, je n’ai pas entendu ‘sale juif’, on ne traite plus les Juifs de sales juifs, on les traite de sales racistes.”

“Celui qui m’a dit on ‘est chez nous’ n’était pas un petit blanc et c’est lui qui me dit ‘on est chez nous’: c’est cela qu’il faut entendre, il ne faut pas se tromper de cible,” a-t-il déclaré.

Il a également souligné que le visage de l’antisémitisme a changé et qu’il faut identifier de manière plus précise ceux qui le répandent avant d’envisager des sanctions. Selon lui, le nouvel antisémitisme est désormais liée à une haine d’Israël, qui a pris “des proportions inouïes”.

Suite à cette agression verbale à l’encontre de M. Finkielkraut, la classe politique et la presse ont largement condamné les dérives du mouvement des “gilets jaunes”, déplorant le fait qu’ils s”écartent de leur cours originel”.

Une majorité de Français (52%, +15) estime que les “gilets jaunes” “doivent maintenant cesser leur mouvement et leurs actions (manifestations, blocages etc.)”, selon un sondage Ifop pour le JDD publié dimanche. Ils étaient 37% à penser la même chose un mois plus tôt.

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