Infographie | Haut-Rhin : une surmortalité de 84% du 1er au 23 mars – L’Alsace.fr

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On en sait plus sur la surmortalité actuellement en France.

L’Insee a publié les chiffres concernant la période du 1er au 23 mars, moment où la pandémie de coronavirus, a commencé à frapper le pays.

Dans cette période, on a dénombré 39 707 décès (hors Bouches-du-Rhône, où les chiffres ne sont pas remontés après le 11 mars).

C’est plus qu’en 2019 (39 141) mais moins qu’en 2018 (44 443). Cette année-là, la “grippe saisonnière était encore virulente au mois de mars”. 

Ces chiffres appellent plusieurs commentaires :

– Ce nombre est basé sur les avis de décès, et donc donne une image globale de la mortalité en France. Mais toutes les morts ne sont pas liées à l’épidémie de Covid-19.

– Cette période ne correspond pas au pic de l’épidémie (pas encore atteint en ce début avril). 

– Il y a une grande variabilité de la surmortalité en fonction des régions. 

+19% en Grand Est, +11% en Île-de-France

Ainsi, concernant ce dernier point, on peut noter que la surmortalité est particulièrement forte dans les deux régions les plus touchée par l’épidémie : Grand Est (+19%) et Île-de-France (+11%).

“Au niveau départemental, quatre départements se distinguent par un fort excédent de mortalité […] : le Haut-Rhin (+ 84 %), la Corse du Sud (+ 40 %), les Vosges (+ 33 %) et Mayotte (+ 30 %)”, note l’Insee.

Trois autres départements comptent un excès de décès d’environ 25 % par rapport à 2019 : les Hauts-de-Seine, l’Oise et les Deux-Sèvres. Avec la particularité que pour les Deux-Sèvres, cette surmortalité ne semble pas imputable au covid-19, selon l’Insee.

Chaque année, environ 585 000 personnes meurent en France. Soit en moyenne 1670 décès chaque jour, rappelle l’Insee. Il faut savoir aussi qu’on meurt davantage l’hiver (janvier, février, mars), notamment en raison de la grippe saisonnière.

Concernant le nouveau coronavirus, il a pour l’heure fait 4503 morts en milieu hospitalier et 884 en Ehpad.  

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