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Incendie de Rouen : risque de pollution, amiante... Ce que l'on sait ROUEN – Les résultats des dernières analyses menées à Rouen et dans ses environs, après l’incendie de l’usine Lubrizol jeudi, se veulent rassurants. Mais la population reste inquiète…

L’essentiel

  • Le préfet de Seine-Maritime a publié hier les résultats des dernières analyses toxiques après l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen, portant entre autres sur les dépôts, métaux et hydrocarbure aromatique polycyclique.
  • Selon ces toutes dernières analyses, “la qualité de l’air est habituelle en milieu urbain”. Seul du benzène a été détectée sur “le site de l’usine lui-même”. Concernant les pluies de suie qui se sont abattues sur Rouen et ses alentours après l’incendie, les analyses ont montré “des teneurs habituelles pour une suie [et] une présence de plomb en certains endroits”, mais il pourrait s’agir d’une “source historique” et non pas d’une conséquence du feu.
  • Les premiers résultats des analyses menées dans l’air et sur les composants prélevés avaient été publiés ce vendredi. Portant sur “l’essentiel des composants des fumées”, oxydes d’azote et de soufre, monoxyde de carbone, hydrogène sulfuré et composés organiques volatiles, elles avaient révélé uniquement des “traces” d’oxyde d’azote en deux endroits, à Leroy Merlin et autour du carrefour de Mont-Saint-Aignan.
  • Il est aussi question de mercaptan, un gaz toxique à fortes doses, mais dont les mesures ont révélé une concentration très faible. Enfin, sur l’amiante qui a pu s’échapper du toit de 8000 m2 de l’usine, parti en fumée, un programme de mesures de fibres dans l’air a été lancé dans un rayon de 300 m autour du site.
  • Suivez les dernières infos sur les suites de l’incendie à Rouen en direct.

11:35 – Les habitants de Rouen demandent la fermeture de l’usine

Ils sont en colère. A la suite du sinistre survenu à Rouen, de nombreux riverains demandent la fermeture de l’usine Lubrizol qui a pris feu ce jeudi 26 septembre. Ils ne se sentent plus en sécurité dans cette commune. “On a commencé à entendre des gros ‘boum’, des grosses explosions, les bidons de 200 L qui sautaient. C’était énorme, c’était gigantesque, on a vraiment cru que tout allait exploser”, a expliqué un habitant au micro de BFMTV.

11:02 – Un appel à manifester lundi à Rouen

Plusieurs habitants de Rouen appellent à manifester mardi 1er octobre à 18 heures devant le palais de Justice de Rouen. Ils prévoient ensuite de manifester jusqu’à la préfecture. Leurs revendications : “La transparence complète” après l’incendie de l’usine Lubrizol survenu dans la nuit de jeudi à vendredi. Malgré les propos rassurants de la préfecture, des zones d’ombres persistent en effet. Ces habitants souhaitent notamment obtenir la liste exacte des produits qui ont brûlés ainsi que les résultats d’analyses des fumées, de l’air, des résidus et de l’eau.

En savoir plus

L’usine Lubrizol est une usine de produits chimiques classée Seveso, autrement dit présentant des risques d’accident majeur selon la réglementation européenne. Le classement Seveso distingue un “seuil haut” et un “seuil bas”. L’usine Lubrizol de Rouen est classée en seuil haut. Cette usine, appartenant à un groupe américain (relié à une holding Warren Buffett), est installée sur les bords de Seine, le long du Quai de France, à l’ouest de Rouen. Elle fabrique principalement des additifs pour lubrifiants et carburants.

Une mesure de confinement a été décidé ce jeudi 26 septembre par la préfecture de Seine-Maritime. Les habitants de treize communes, dont Rouen, ont été invités à rester chez eux. Le préfet a déclenché le plan particulier d’intervention (PPI) et a ouvert un centre opérationnel départemental, “où l’ensemble des services de l’État sont regroupés pour gérer l’événement”. Un périmètre de 500 mètres autour de l’usine a été évacué, avant d’être levé en milieu d’après-midi. Le Pont Flaubert, qui traverse la Seine au niveau de la presqu’île Rollet a été bloqué pendant presque toute la journée. Alors que la fumée a laissé place à de “nombreuses retombées de suie constatées sur une vaste zone au nord-est de Rouen”, la préfecture conseille depuis vendredi de ne pas toucher ces retombées et de se laver les mains en cas de contact. Les agriculteurs et les jardiniers ne doivent pas récolter leurs productions ou essayer des les nettoyer avant plus de consignes. Les bêtes doivent être mises à l’abri et leur alimentation doit être sécurisée.

Les habitants de 13 communes ont été invitées à rester chez elles, sans mesure de confinement, jeudi : Rouen, Bois-Guillaume, Mont-Saint-Aignan, Isneauville, Quincampoix, Saint-Georges-sur-Fontaine, Saint-André-sur-Cailly, La Rue-Saint-Pierre, Saint-Germain-sous-Cailly, Cailly, Bosc-Guérard-Saint-Adrien, Canteleu et Bihorel.

Dans ces communes, les maternelles, écoles primaires, collèges et lycées ont été fermés jusqu’à lundi. Ils rouvriront leurs portes après un nettoyage des suies qui se sont parfois accumulées sur les installations et dans les cours de récréation. La fermeture des écoles dans l’agglomération rouennaise concerne 234 établissements soit 53 245 élèves et environ 4 000 professeurs des écoles et personnels du second degré. Des mesures de confinement ont aussi été prises pour les maisons de retraite situées sur la zone. Une cellule médico-psychologique a par ailleurs été ouverte au centre hospitalier du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen.

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