Incendie dans le Var : le feu pas encore “fixé”, les pompiers “vigilants” mais optimistes – Europe 1

Spread the love

Dans le Var, jeudi matin, le feu, qui a fait deux morts et 24 blessés, n’est toujours pas maîtrisé. Plus de 7.000 hectares de forêts, de vignes et de garrigues sont détruits. Près de 9.000 personnes ont passé une troisième nuit dans des centres d’accueil. Les pompiers se montrent maintenant raisonnablement optimistes, car le feu n’a pas progressé dans la nuit de mercredi à jeudi, qui était plus fraîche que les précédentes.

“Le risque de reprise pas écarté”

Le feu n’a pas progressé cette nuit. Le vent s’est calmé, la température a baissé et l’air est plus humide. Les pompiers, qui ont lutté toute la nuit, parlent d’une première phase d’évolution positive. “Les conditions météo ont permis de passer une nuit plus calme : le vent est tombé et les températures se sont rafraîchies”, indique Dominique Lain, maire du Luc et président du Service départemental d’Incendie et de Secours.

“Le risque de reprise n’est pas écarté pour l’instant”, tempère Florent Dossetti, le porte-parole des pompiers du Var. “On attend encore du vent d’est, sud-est et donc on reste très vigilant sur les annonces qu’on pourrait faire à l’heure actuelle. Aujourd’hui, on va continuer nos actions sur la périphérie du feu pour pouvoir éviter la progression de celui-ci et le contenir dans la surface qu’il a déjà. On veut le fixer aujourd’hui.”

Éliminer tous les points chauds

Pour cela, deux Canadair ont repris jeudi matin leurs rotations et ils seront rejoints par deux hélicoptères bombardiers d’eau. Comme mercredi, 1.200 pompiers sont mobilisés sur le terrain. Leur but est d’éliminer tous les points chauds qui pourraient permettre des reprises, notamment sur le secteur du Plan de la Tour et de Vidauban.

Parmi eux, Bernard Schifano, sapeur-pompier venu des Bouches-du-Rhône, jeudi matin. Après avoir briefé ses équipes, cartes à la main, il s’est rendu dans les zones les plus à risque. “Notre objectif est d’éviter que le feu remonte vers Vidauban et Le Luc, et faire du noyage pour éviter les reprises”, explique-t-il. Comme lui, deux tiers des pompiers mobilisés viennent ainsi de 19 autres départements pour relayer leurs collègues épuisés. “Cela fait partie de nos gênes, il faut être là.”

Leave a Reply