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Immeubles effondrés à Marseille: « J’assume », Jean-Claude Gaudin plaide responsable mais pas coupable – 20 Minutes

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Jean-Claude Gaudin en novembre 2019 — Christophe Simon / AFP
  • Il y a un an, huit personnes trouvaient la mort dans l’effondrement de trois immeubles rue d’Aubagne à Marseille.
  • Depuis ce drame, le maire de Marseille est en première ligne et en proie à de nombreuses critiques.
  • Ce lundi, Jean-Claude Gaudin a dit « assumer » ce drame, tout en affirmant avoir agi contre le mal-logement à Marseille.

Il est depuis un an au cœur de toutes les critiques, après l’effondrement de trois immeubles rue d’Aubagne, dans lequel huit Marseillais ont trouvé la mort. « Ce drame, je l’assume ». A quelques mois de quitter définitivement son fauteuil de maire de Marseille qu’il occupe depuis un quart de siècle, Jean-Claude Gaudin s’est livré à un étrange exercice de communication, entre contrition et défense de sa politique du logement, à l’occasion d’une conférence de presse sur l’action de sa municipalité en matière de logement.

« Je comprends que le maire soit responsable de tout, et je l’assume », répète-t-il ainsi devant un parterre fourni de journalistes. Pour autant, le maire, qui affirme que « la crise de la rue d’Aubagne est résorbée », promeut son bilan et se défend de toute inaction, alors que, un an après l’effondrement des immeubles, la fondation Abbé Pierre a recensé 4.000 logements indignes dans la seule cité phocéenne.

« Le maire n’a pas de baguette magique »

« C’est injuste de dire qu’on n’avait jamais rien fait », se plaint-il, avant de citer diverses opérations de rénovation urbaine menées durant ses différents mandats. Et de s’agacer : « Vous ne pouvez pas me demander toujours de ne pas augmenter les impôts, de consacrer de l’argent pour les écoles et me dire que je prends du retard sur les logements. »

Alors à qui la faute ? « Le maire n’a pas de baguette magique », plaide-t-il., Tour à tour, l’édile incrimine le manque de générosité de l’Etat qui peine à « traduire dans la réalité ses engagements », la topographie du centre-ville de Marseille ou encore les « complexités législatives » qui ralentissent les procédures.

« Nous avons tiré les leçons de ce drame considérable », affirme toutefois le maire de Marseille. « Nous avons du réorganiser au plan municipal le service de prévention et de risques et nous avons fait voter un projet partenarial d’aménagement pour que des constructions qui seront faites puissent être réalisées avec les accords des habitants de ce secteur. » Et de reconnaître : « Oui je n’ai pas tout bien fait en 24 ans. Il reste encore beaucoup à faire. Mes successeurs le feront… »

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