“Il nous donnait des coups, nous jetait par terre”: au procès de Valérie Bacot, les enfants racontent la… – BFMTV

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Comme leur mère, les enfants de Valérie Bacot ont dépeint ce mardi devant les assises la terreur dans laquelle ils vivaient. Ils ont raconté une enfance ternie par la violence de leur père, que Valérie Bacot est accusée d’avoir tué d’une balle dans la nuque en 2016.

“Je me suis dit que j’allais finir comme ma mère, prostituée.” Au deuxième jour du procès de Valérie Bacot, accusée du meurtre de son mari violent, trois des quatre enfants du couple ont décrit la terreur dans laquelle vivait la famille.

“Mon père me demandait de me mettre dans son lit, sous la couette. Un jour, il m’a demandé comment j’étais sexuellement, la taille de mes soutien-gorges…” raconte ce mardi Karline, 19 ans.

Ces échanges, qui ont eu lieu alors que l’adolescente n’avait que 14 ans, ont accentué les angoisses de Valérie Bacot, terrorisée à l’idée que Daniel Polette s’en prenne à leur fille, en la violant ou en la prostituant, comme il l’avait fait avec elle-même. “Je voulais la sauver”, a expliqué celle qui a tué son époux d’une balle dans la nuque et qui encourt désormais une peine de prison à perpétuité.

“Peur qu’il se relève et qu’il nous tue”

Deux de ses fils et son ancien beau-fils ont déjà été condamnés en 2019 à six mois de prison avec sursis pour l’avoir aidée à enterrer le cadavre. Comme elle, ils font état des violences récurrentes dont usait leur père et qui ternissaient leur quotidien.

“On ne pouvait rien faire, il fallait monter dans notre chambre et ne pas faire de bruit sinon ça bardait”, dépeint Kevin Polette, 21 ans. “Il nous tirait les cheveux, nous tirait par les bras, nous jetait par terre, nous donnait des coups derrière la tête”, se souvient-il.

“Ça ne se souhaite pas la mort”, concède à la barre Dylan Polette, l’aîné de la fratrie, âgé de 22 ans et père d’une petite fille d’à peine un an. “Mais je n’aurais peut-être pas la vie que j’ai aujourd’hui s’il était encore là…” Et de conclure: “On l’a enterré face contre terre pour ne pas le voir, on avait peur qu’il se relève et qu’il nous tue.”

Amélie Rosique avec Ambre Lepoivre

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