Huawei sur un siège éjectable outre-Manche

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Huawei sur un siège éjectable outre-Manche

La situation de Huawei outre-Manche pourrait bien tourner au vinaigre. Alors que le constructeur chinois vient de se voir imposer un régime d’autorisation partielle et temporaire en France, son horizon pourrait bien s’assombrir considérablement outre-Manche, où il disposait jusqu’à maintenant d’une mansuétude comparable de la part des autorités britanniques.

La décision des autorités locales d’accorder un rôle relatif à Huawei dans le déploiement des réseaux 5G est en effet susceptible d’évoluer en fonction des sanctions américaines contre le groupe chinois, a déclaré lundi le secrétaire d’Etat britannique au Numérique, Oliver Dowden. « Ce n’est pas figé, nous réexaminons constamment notre dispositif de sécurité afin d’être certain de disposer de la meilleure sécurité possible pour notre réseau de télécommunications », a fait savoir ce dernier au micro de Sky News.

De quoi supposer que le régime d’autorisation limité aux antennes jusque-là dévolu à Huawei sur les réseaux 5G britanniques pourrait encore diminuer ? La situation pourrait en effet se poser alors que l’administration Trump est encore loin de desserrer son étau sur la firme de Shenzhen, soupçonnée d’entretenir des liens étroits avec le régime chinois.

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L’ANSSI entrouvre la porte

En France, alors que le sort du constructeur chinois avait été placé entre les mains de l’ANSSI et de Matignon, le cybergendarme vient de prendre position dans ce dossier très attendu par les opérateurs Bouygues Telecom et SFR, tous deux partenaires historiques de la firme de Shenzhen.

Huawei devrait ainsi faire l’objet d’une autorisation partielle sur le marché français, comme l’a indiqué ce week-end le patron de l’ANSSI Guillaume Poupard dans les colonnes des Echos.

Pour autant, la porte n’est toutefois pas totalement ouverte pour Huawei. Loin de là, même. L’ANSSI devrait ainsi être particulièrement vigilante dans ce dossier hautement politique. « Il y aura des refus », a ainsi affirmé Guillaume Poupard, précisant que ceux-ci ne concerneront pas les deux constructeurs européens Nokia et Ericsson et devraient bien concerner Huawei. Une manière de pousser les opérateurs à privilégier les concurrents européens de la firme chinoise. Pour son plus grand malheur.

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