Huawei : les entreprises américaines autorisées à travailler avec le géant chinois

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Huawei : les entreprises américaines autorisées à travailler avec le géant chinois

Les Etats-Unis ont annoncé une modification de l’interdiction des entreprises américaines de travailler avec Huawei. Les entreprises américaines seront donc autorisées à partager des informations sur les technologies avec Huawei, afin de développer des normes communes sans avoir besoin d’une licence d’exportation.

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Le boycott continue

Le secrétaire américain au commerce, Wilbur Ross, a toutefois expliqué que ce changement de politique ne constitue pas un assouplissement de la position du gouvernement à l’égard de Huawei, qui figure toujours sur la liste noire de Washington. L’objectif de l’amendement est en fait de garantir que les entreprises américaines puissent toujours contribuer au développement des normes pour la 5G, l’intelligence artificielle, les technologies autonomes, et d’autres technologies dans lesquelles Huawei est fortement impliquée.

« Les Etats-Unis ne cèderont pas le leadership en matière d’innovation mondiale. Cette action reconnaît l’importance d’exploiter l’ingéniosité américaine pour faire progresser et protéger notre sécurité économique et nationale », a déclaré Wilbur Ross. « Le ministère s’engage à protéger les intérêts des Etats-Unis en matière de sécurité nationale et de politique étrangère en encourageant l’industrie américaine à s’engager pleinement et à plaider pour que les technologies américaines deviennent des normes internationales. »

L’annonce fait suite à la décision récente de Washington, le mois dernier, de mettre un frein à l’approvisionnement en semi-conducteurs de Huawei, les entreprises ayant besoin d’une licence d’exportation pour vendre au géant chinois.

Au nord de la frontière, les compagnies de télécommunications canadiennes ont également bloqué l’accès de Huawei à leur réseau 5G en signant des accords avec les rivaux du géant chinois. Le fournisseur chinois d’équipements réseau est également interdit en Australie et n’a pas réussi à faire d’incursion en Nouvelle-Zélande après que GCSB a empêché Spark d’utiliser le kit Huawei en novembre 2018.

Nokia s’associe à China Unicom

Entre-temps, le concurrent de Huawei, Nokia, a été choisi par China Unicom pour l’aider à construire son réseau autonome 5G en Chine. La société a annoncé lundi avoir obtenu environ 10 % de la construction du réseau central 5G de China Unicom. Le fournisseur finlandais d’équipements de réseau aidera à établir les connexions, assurera la gestion de la bande passante, l’échelle et la sécurité des réseaux, et ouvrira le réseau 5G pour prendre en charge de nouveaux cas d’utilisation tels que le découpage du réseau.

Les deux sociétés ont précédemment conclu un accord pour que Nokia fournisse sa plateforme vIMS basée sur le cloud pour le réseau VoLTE de China Unicom. Nokia détient actuellement une part de 17 % du réseau VoLTE de China Unicom.

Nokia a également annoncé lundi s’être associé à Broadcom pour développer des puces pour les équipements 5G. Il s’agit du troisième accord de ce type pour Nokia, après ceux conclus avec Intel et Marvell. Les deux sociétés vont développer de nouveaux processeurs personnalisés de systèmes sur puce qui seront intégrés dans la gamme de produits “5G Powered by ReefShark” de Nokia, et déployés dans plusieurs des solutions de réseau de Nokia.

Ericsson remporte également des contrats 5G en Chine

Comme Nokia, Ericsson a annoncé la semaine dernière avoir remporté des contrats 5G en Chine, après avoir signé des accords avec les trois principaux opérateurs de télécommunications du pays : China Unicom, China Telecom et China Mobile. Ericsson n’a pas fourni de détails sur ces accords.

Lors de l’annonce de ces contrats, la société a ajouté qu’elle connaîtrait une baisse d’environ un milliard de couronnes suédoises au cours du deuxième trimestre, en raison de la dépréciation des stocks de produits pré-commerciaux pour le marché chinois.

« Les marges au cours du deuxième trimestre 2020 devraient être négatives en raison des coûts initiaux élevés pour les nouveaux produits », précise Ericsson.

Source : ZDNet.com

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