Huawei est accusé d’avoir espionné 6,5 millions de Néerlandais

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Les différends entre Huawei et les États-Unis remontent à plusieurs années. Toutefois, les relations se sont considérablement détériorées lorsqu’en mai 2019, suite à un décret de Donald Trump, Huawei est ajouté à la Entity List. Une fois que l’on se trouve sur cette liste un ensemble de sanctions prises par le Département du Commerce des États-Unis impliquent l’impossibilité par défaut d’obtenir une autorisation pour effectuer certaines actions, comme acheter certains produits américains, commercialiser des produits aux États-Unis ou recevoir des transferts technologiques à partir d’entreprises américaines.

Pour résister aux sanctions américaines, Huawei mise sur les véhicules intelligents

Donald Trump justifie cette lourde décision en estimant que Huawei est une société affiliée à la République populaire de Chine, et que sa présence sur le sol américain représente une menace pour la nation. À plusieurs reprises, le gouvernement américain accuse Huawei d’espionner les États-Unis pour le compte de la Chine. L’administration Trump ira même jusqu’à vivement encourager l’Europe à suivre son exemple en bannissant Huawei.

Les Pays-Bas dans la tourmente

Aujourd’hui, bien que la Commission européenne a toujours refusé de bloquer Huawei du marché de la 5G, le quotidien néerlandais De Volkskrant accuse la société chinoise d’avoir espionné 6,5 millions de clients de l’opérateur KPN. De Volkskrant explique que cette infiltration aurait même permis à Huawei d’accéder à des conversations entre l’ancien premier ministre des Pays-Bas et des membres du gouvernement.

Cet opérateur de télécommunications néerlandais utilise depuis 2009 l’équipement réseau proposé par Huawei afin de fournir ses services dans tout le pays, comme c’est également le cas pour des opérateurs français comme Bouygues Telecom. Les autorités françaises ont demandé aux FAI concernés d’abandonner les antennes Huawei d’ici 2028.

En 2010, l’opérateur KPN se rapproche de la société française Capgemini pour effectuer un audit de son réseau. Lorsque KPN reçoit les résultats de cet audit, ils sont immédiatement passés sous silence pour éviter de semer la panique auprès des abonnés. À l’époque, on peut lire dans un rapport rédigé par KPN : “La pérennité de KPN Mobile est grandement menacée: des autorisations pourraient être annulées, les autorités et entreprises pourraient retirer la confiance placée en KPN s’il était rendu public que le gouvernement chinois peut mettre sur écoute des numéros mobiles de KPN et paralyser le réseau”.

Cependant, cette enquête est aujourd’hui tombée entre les mains de De Volkskrant et le média n’a pas souhaité laisser cette histoire dans le silence plus longtemps. Suite à la parution de ce rapport, KPN et Huawei tentent tant bien que de mal de se défendre en jouant la carte de la prescription, ou en expliquant qu’aucunes données clients n’ont été dérobées par la firme de Shenzhen. Affaire à suivre…

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