Houtch, transporteur logisticien : cap sur l’hyperconvergence

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Houtch, transporteur logisticien : cap sur l’hyperconvergence

Créée en 1965, la société familiale Houtch est spécialiste du transport et de la logistique, mais aussi de la distribution, du copacking, de l’énergie et des expéditions “overseas”. Fondée par André Houtch, elle a été reprise par ses deux fils, Hugues et Alain. Elle compte 400 collaborateurs, pour 59 millions d’euros réalisés en 2019.

Son activité logistique est centrée sur les Hauts-de-France (Saint-Quentin et Fresnoy-le-Grand, ou encore Cambrai et Soissons) et la Belgique. Elle s’appuie sur 11 entrepôts totalisant une superficie de 220 000 m2 et gérés depuis 2012, à l’aide d’un progiciel de gestion d’entrepôt Reflex WMS de Hardis Group.

Signe des temps et d’une responsabilisation environnementale effective, Houtch a construit sa propre station de gaz naturel afin d’en alimenter sa flotte de 350 véhicules, dont 150 semi-remorques environ. La conversion de motorisation est en cours (d’ici à 2023). Une deuxième station est déjà programmée.

Côté informatique, la société a toujours mis un point d’honneur à être bien équipée en retenant les solutions les plus avancées possibles. Elle compte près de 200 postes de travail (d’origine Dell pour l’essentiel). Les caristes (conducteurs de chariots-élévateurs) et les préparateurs de commande sont équipés de tablettes (Zebra). Ces derniers disposent aussi de “pistolets” lecteurs de codes-barres.

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Le choix de la solution hyperconvergée VX-Rail

L’infrastructure informatique a été virtualisée dès 2011 sur une architecture VMware – mais sans inclure les postes de travail. La troisième génération de cette plateforme de virtualisation est en cours d’installation : il s’agit de la solution d’hyperconvergence Dell EMC VxRail – une appliance “clé en main” qui, début juillet, va prendre la relève de deux serveurs VMware vSphere ESX.

« Autour de la solution VxRail, nous mettons en place un vSAN “stretched cluster”, incluant la réplication. A ce jour, nous disposons d’environ 80 machines virtuelles aujourd’hui opérationnelles. Nous allons beaucoup gagner en flexibilité et optimiser nos coûts. La réplication des données sera désormais synchrone et nous n’aurons plus besoin de la backup externe (Veeam Software) », nous expliquent Maxence Guerrier et William Herpsont, responsables informatiques.

Les données seront répliquées sur un site distant et en cas d’incident, le basculement s’effectuera automatiquement. Sur le site principal, un réseau Ethernet de 10 Gigabits/s est en place, utilisant deux fibres optiques.

« L’un des principaux avantages attendus, ce sera une administration système plus facile à gérer, puisque le pilotage sera unifié, intégré au système VMware : administration du serveur, du backup et du stockage, avec beaucoup d’automatisation pour la vérification des mises à jour des pilotes et de la compatibilité entre les systèmes. Toute l’orchestration sera assurée par vCenter et VxRail. »

Nouvelle version du WMS Reflex (Hardis Group)

Cette nouvelle infrastructure devenait nécessaire, notamment en raison de la montée en charge des applications métiers et des ressources supplémentaires requises par la nouvelle version du WMS (warehouse management system – outil de gestion d’entrepôt) Reflex de Hardis Group. Une autre application clé s’est imposée chez Houtch : le logiciel de TMS Akanea pour la gestion de la flotte de véhicules.

En informatique embarquée, la société a retenu les boîtiers AD Secure (ex-Vehco) permettant un suivi en temps réel des véhicules, avec géolocalisation, ce qui permet de remonter les informations aux exploitants en temps réel. « Dans un avenir proche, les chauffeurs-livreurs (pour l’activité de distribution de colis) vont tous recevoir un terminal PDA durci et auront accès, à leur tour, à Akanea, l’application de TMS couplée, là aussi, à des boîtiers AD Secure », explique Maxime Sainseaux, responsable des applications métiers.

Divers projets de modernisation

D’autres projets de modernisation de l’infrastructure avancent en parallèle, en particulier en matière de sécurité. Il est prévu d’ajouter une solution anti-malwares prédictive, utilisant des algorithmes d’IA.

Les utilisateurs utilisent un client VPN pour se connecter au SI, ce qui a grandement facilité la mise en place du télétravail lors des périodes de confinement. Il a suffi de mettre à disposition des PC portables pour qu’une trentaine de personnes puissent travailler de leur domicile du jour au lendemain, ou presque.

La supervision globale du SI est assurée par l’outil Centreon, qui voit l’ensemble des équipements informatiques, depuis les bornes Wi-Fi jusqu’aux serveurs : au total, 1 400 points de contrôle pour 250 équipements environ.

Pour le moment, l’équipe informatique, avec deux personnes pour l’infrastructure IT et quatre personnes pour les applications métiers, gère l’ensemble du système d’information. Elle n’envisage pas d’aller sur un cloud public. « Nous préférons garder la maîtrise de nos données. Ici, c’est un choix assumé, une question de culture », concluent nos deux interlocuteurs.

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