Hausse confirmée des cas de Covid-19 en France depuis plusieurs semaines – Le Monde

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Préparatifs pour des tests de dépistage du SARS-CoV-2 à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, jeudi 23 juillet.

Le nombre de cas de Covid-19 détectés en France est en hausse depuis une semaine, avec, jeudi 23 juillet, plus de 1 000 nouveaux cas au cours des dernières vingt-quatre heures, soit une hausse de 26 % sur une semaine, s’inquiète le ministère de la santé. Dans le même temps, les services de réanimation n’observent plus la baisse continue des patients atteints du coronavirus constatée depuis la mi-avril.

La transmission du virus est ainsi « en augmentation pour la troisième semaine consécutive », note Santé publique France dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire, publié jeudi 23 juillet. Pour le ministère de la santé, les chiffres quotidiens sont une « confirmation » de « la tendance observée au cours des deux dernières semaines ». En France, hors Guyane, le nombre de cas détectés correspond à « une augmentation de + 66 % sur trois semaines », assure le ministère de la santé. Dix nouveaux foyers épidémiques ont été identifiés depuis hier, pour un total de 209 actifs sur le territoire.

En carte et en graphiques : Dans quels départements teste-t-on le plus ? Où y a-t-il le plus de nouveaux cas détectés ?

Cette hausse des cas détectés va de pair avec une hausse du taux de positivité. Autrement dit, explique Santé publique France, « l’augmentation des nouveaux cas positifs est ainsi depuis deux semaines supérieure à l’augmentation du nombre de patients testés ».

Ce sont 3 589 nouveaux cas qui ont été détectés la semaine dernière en France métropolitaine, soit une hausse de 27 % par rapport à la semaine précédente, après des hausses hebdomadaires de 21 % et 13 %, détaille l’agence sanitaire. Les autorités mettent ainsi en garde :

« Ces résultats montrent que l’augmentation des cas observée depuis la semaine 27 [du 29 juin au 5 juillet] n’est pas uniquement liée à l’intensification des actions de dépistage de personnes asymptomatiques telles que mises en place dans le cadre d’investigations, mais reflète une augmentation réelle du nombre de cas symptomatiques. »

Fin de la baisse des entrées à l’hôpital pour le Covid-19

Ces hausses de cas concernent particulièrement les plus âgés et les Ehpad, ce qui est vu par Santé publique France comme « un signal préoccupant, qui doit être suivi avec la plus grande attention. C’est effectivement dans cette population que survient le plus grand nombre de décès dus au SARS-CoV-2 ».

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Si, à une échelle quotidienne, le nombre de patients hospitalisés en raison d’une infection au Covid-19 poursuit sa baisse, avec 409 personnes de moins au cours des dernières vingt-quatre heures, il s’agit en réalité d’une stabilisation, note Santé publique France. « Après une tendance à la diminution la semaine précédente, le nombre de nouvelles hospitalisations pour Covid-19 se stabilise en semaine 29 », soit la semaine du 13 au 19 juillet.

Dans les services de réanimation, le nombre de patients touchés par le Covid-19 est stable, avec, jeudi 23 juillet, 436 patients. Ces admissions en réanimation ont « arrêté de diminuer pour la seconde semaine consécutive », note Santé publique France, sauf pour la Guyane.

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Le nombre de décès attribués à la maladie est également globalement stable depuis quelques semaines, avec ce jeudi dix nouveaux décès comptabilisés à l’hôpital. « La mortalité est désormais revenue dans les marges de fluctuation habituelle », estime Santé publique France. Les hospitalisations et les morts interviennent mécaniquement plusieurs semaines après le diagnostic par test PCR.

Un « relâchement » qui inquiète les autorités

Une file d’attente pour se faire dépister à Laval, dans la Mayenne, le 17 juillet.

Sept départements métropolitains ont enregistré la semaine dernière un taux d’incidence au-dessus du seuil de vigilance, fixé à dix cas positifs pour 100 000 habitants : la Mayenne, les Vosges, le Finistère, le Val-d’Oise, le Haut-Rhin, Paris et la Seine-Saint-Denis.

A partir de la synthèse de plusieurs indicateurs, la Mayenne, la Guyane et Mayotte se trouvent en « vulnérabilité élevée », tandis que la Gironde, le Finistère et les Vosges sont classés en « vulnérabilité modérée ».

Le ministère de la santé s’inquiète de « nos habitudes récentes [favorisant] la circulation du virus depuis déjà plusieurs semaines ». Les autorités sanitaires « observent un relâchement de l’application des gestes barrières, qui se traduit par une augmentation du nombre de contacts à risque par patient atteint de Covid-19, et une moindre adhésion à la distanciation physique en particulier », notent-elles dans le communiqué de jeudi.

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« La progression de la transmission du virus se confirme, mais reste cependant modérée, et donc maîtrisable par l’application stricte des mesures par chacun de nous, et l’intensification de la stratégietester-tracer-isoler” », conclut, dans son bulletin hebdomadaire, Santé publique France.

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