Happy Capital : Le financement participatif au service des entreprises

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Happy Capital : Le financement participatif au service des entreprises

Le crowdfunding, ou financement participatif, est un système de levée de fonds aujourd’hui parfaitement encadré en France. Il permet aux entreprises de solliciter des dons (avec ou sans contrepartie), des prêts (gratuits ou rémunérés) ou un investissement en capital (voire en obligations). Le tout exclusivement sur internet et au travers de plateformes agréées selon deux statuts : l’intermédiaire en financement participatif (IFP) pour les prêts et le conseiller en investissement participatif (CIP) pour le financement en capital.

Lancé en 2013, Happy Capital a été l’un des premiers acteurs du secteur en France. « Nous avons financé en capital plus de 160 projets depuis notre création, pour un total de 30 millions d’euros environ », explique Philippe Gaborieau, président et fondateur de Happy Capital. La société compte aujourd’hui trois plateformes : Happy Capital pour les investissements en capital, Prexem pour les prêts aux entreprises, My Capital Immo pour les projets immobiliers.

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Une croissance accélérée

Selon le baromètre du financement participatif publié par Mazars et l’association Financement Participatif France (FPF), la collecte a dépassé le milliard d’euros en 2020, soit une croissance de 62 % en un an. Les initiatives solidaires – avec don sans contrepartie – ont même explosé : + 459 % !

« Nous avons nous aussi constaté un important développement du financement participatif en 2020, avec 30 projets soutenus, pour presque 7 millions d’euros récoltés, poursuit Philippe Gaborieau. Il y a plusieurs raisons à cela. Les procédures du crowdfunding sont largement dématérialisées. Les entreprises qui ne pouvaient pas rencontrer facilement leur banquier se sont donc tournées naturellement vers nous. Le financement participatif commence également à entrer dans les mœurs, que ce soit en termes de notoriété ou de confiance. Enfin, les particuliers ont sans aucun doute eu envie de soutenir les entreprises pendant cette période difficile. Ils sont toujours plus nombreux à vouloir donner du sens à leur épargne en soutenant des projets utiles et en ayant un impact positif sur l’emploi. »

Comment et pour qui ?

Les entreprises peuvent lever jusqu’à 8 millions d’euros au travers du financement participatif. Pour schématiser, le financement en capital est à réserver aux projets à moyen ou long terme, par exemple la mise au point d’une nouvelle technologie. L’entreprise doit avoir une démarche volontaire, se concentrer sur des thématiques porteuses comme l’innovation ou l’emploi et communiquer régulièrement sur l’avancée de ses travaux.

« Le financement en actions reste complexe, analyse Philippe Gaborieau. Il doit être réservé aux gros projets dépassant les 100 000 euros. En-dessous, je recommande d’opter pour un prêt, plus facile à mettre en place et adapté aux besoins de soutien de l’activité des entreprises. » Aucun projet n’est écarté, même s’il est évident que le financement participatif ne doit ni servir à rembourser les dettes de l’entreprise, ni à entretenir le train de vie de ses dirigeants.

Une campagne de financement en capital réussie est un gage de confiance qui amorce souvent un cercle vertueux. Lorsqu’un porteur de projet lève des fonds via le crowdfunding, il peut espérer le doublement de cette somme au travers des collectivités territoriales, les régions par exemple. Et si le projet est réellement innovant, des organismes comme Bpifrance sont susceptibles de doubler encore le total. Soit potentiellement quatre millions d’euros, pour un million levé initialement. Sans compter les prêts accordés alors bien plus facilement par les banques. Un véritable effet levier pour les entreprises.

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