Guerre en Ukraine : les forces de Kiev sont entrées dans Lyman – Le Monde

Des militaires ukrainiens conduisent un char vers Siversk, près de Lyman (Ukraine), le 1er octobre 2022.

L’armée ukrainienne est entrée, samedi 1er octobre, dans Lyman, ville stratégique de l’est de l’Ukraine, dans la région administrative de Donetsk. « Le drapeau ukrainien flotte déjà sur Lyman », a confirmé, samedi soir, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans son allocution quotidienne.

Sous contrôle de Moscou depuis la fin du mois de mai, Lyman est un important nœud ferroviaire, qui permettait notamment le ravitaillement des troupes russes.

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« Les combats se poursuivent mais il n’y a pas de trace de quelque pseudo-référendum là-bas », a poursuivi Volodymyr Zelensky en référence aux référendums d’annexion de quatre régions administratives ukrainiennes, dont celle de Donetsk, effectués par la Russie cette semaine et fermement condamnés par Kiev et les Occidentaux.

La prise de Lyman avait été annoncée en milieu d’après-midi par le ministère de la défense ukrainien sur Twitter : « Les forces d’assaut aériennes ukrainiennes entrent dans Lyman, dans l’oblast de Donetsk. » Dans une vidéo d’une minute qui accompagne le message, on aperçoit deux soldats ukrainiens agiter puis accrocher le drapeau national bleu clair et jaune à côté du panneau « Lyman », à l’entrée de la ville.

« Menacées de se faire encercler, les troupes alliées ont été retirées de Lyman vers des lignes plus favorables », a, de son côté, fait savoir dans un communiqué le ministère russe de la défense. Un peu plus tôt samedi, l’armée ukrainienne avait affirmé avoir « encerclé » plusieurs milliers de soldats russes dans cette ville de l’oblast de Donetsk, annexée vendredi par la Russie.

Moscou se replie sur le sud de l’Ukraine

Selon les experts de l’Institute for the Study of War, à Washington, la Russie fait désormais de la défense des territoires occupés dans le sud de l’Ukraine sa priorité. « La décision de ne pas renforcer les lignes de front vulnérables de Koupiansk ou de Lyman a presque certainement été prise par Poutine, et non par le commandement militaire, et suggère que Poutine se soucie beaucoup plus de tenir le terrain stratégique des oblasts de Kherson et de Zaporijia que de l’oblast de Louhansk », précise l’institut dans une analyse publiée samedi soir.

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Réagissant au retrait russe de la ville, le dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a dénoncé le « népotisme » régnant dans l’armée russe et appelé Moscou à utiliser « des armes nucléaires de faible puissance » en Ukraine, sans tenir « compte de la “communauté occidentalo-américaine” ».

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Le Monde avec AFP

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