Google ouvre son OS Fuchsia aux contributeurs externes

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Google ouvre son OS Fuchsia aux contributeurs externes

Quatre ans après avoir levé le voile sur son système d’exploitation open source Fuchsia, Google a annoncé mardi que ce dernier serait désormais accessible aux contributeurs externes. Le géant américain a dévoilé l’infrastructure standard qu’utilisent les projets open source, comme les listes de diffusion, le modèle de gouvernance et un système de suivi des problèmes.

Google a également publié une feuille de route technique, qui comprend des éléments tels que la mise à jour du noyau Zircon, indépendamment de ses pilotes, l’amélioration des performances du système de fichiers, et la recherche d’une « gestion plus inclusive des événements de saisie des utilisateurs sur les stations de travail qui exécutent Fuchsia ». Pour la firme californienne, il s’agit avant tout de « créer un système d’exploitation sûr, actualisable, inclusif et pragmatique ».

Pour ce faire, sa direction a fourni une liste de principes pour chacun de ces objectifs. Pour la sécurité, le noyau isole complètement les processus par défaut et accorde explicitement l’accès aux ressources par handle plutôt que par nom. Le système d’exploitation utilise des composants qui, selon Google, peuvent aller des applications aux services système, la feuille de route de Fuchsia indiquant que le passage à la version 2 des composants est un objectif.

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Un OS pragmatique ?

Les composants sont distribués via des paquets qui comprennent tous les fichiers nécessaires à l’exécution, car le système d’exploitation n’a pas de système de fichiers global et ne donne aux composants que des espaces de noms locaux pour fonctionner. « Le noyau a un ensemble minimal de responsabilités, presque tout le reste se trouve dans un composant d’espace utilisateur. Les composants sont identifiés par des URL et peuvent être résolus, téléchargés et exécutés à la demande comme sur le web », indiquent les principes de mise à jour.

« Ils sont régis par les mêmes mécanismes et ils fonctionnent tous ensemble. L’emballage hermétique des composants conduit à un logiciel plus portable », fait savoir Google. Pour rappel, le système d’exploitation Fuchsia possède son langage de définition d’interface Fuchsia qui permet de coupler librement les composants. Pour rendre l’OS « pragmatique », la direction de Google l’a doté d’un sous-ensemble d’API POSIX pour aider au portage, tout en le faisant reposer sur une communication asynchrone pour réduire sa latence.

Reste que Fuchsia est encore aujourd’hui loin d’être complet. « Fuchsia n’est pas prêt pour le développement général du produit ou comme objectif de développement, mais vous pouvez le cloner, le compiler et y contribuer », indique-t-on du côté de Google. « Il prend en charge un ensemble limité de matériel basé sur x64, et vous pouvez également le tester avec l’émulateur de Fuchsia ». Début 2019, le géant américain l’avait doté de la possibilité d’exécuter des applications Android, afin de le rendre plus adapté à la prise en charge d’appareils connectés, pouvant aller jusqu’aux ordinateurs portables ou aux ordinateurs de bureau.

Source : ZDNet.com

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