Google Maps use de l’IA pour faire parler les données liées à la qualité de l’air

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Google Maps use de l'IA pour faire parler les données liées à la qualité de l'air

Google Maps s’attaque à la qualité de l’air et enrichit son service de cartographie d’une nouvelle fonctionnalité pour prévenir les conducteurs lorsqu’ils entrent dans une zone à faible émission carbone.

Cette fonctionnalité d’alerte est disponible depuis le 20 juillet à Paris. La capitale, comme d’autres métropoles européennes, durcit au fur et à mesure ses critères de circulation en voiture. Depuis le 1er juin 2021, la Ville de Paris applique des restrictions de circulation pour les véhicules catégorisés Non classés, Crit’Air 5 et Crit’Air 4 sur le territoire parisien.

Google affiche un soutien à ces politiques urbaines, dont l’objectif à terme est de promouvoir les mobilités plus douces et les véhicules moins polluantes. Le but ? Sensibiliser les conducteurs aux zones régulées qui restreignent l’accès à certains véhicules polluants, dit Google. Les conducteurs pourront voir si leur véhicule est autorisé dans les zones qu’ils traversent.

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Planifier ses trajets en fonction des alertes

D’une certaine façon, Google Maps aide à piloter l’action publique en matière de durabilité à partir des données. « Les alertes apparaîtront lors de la planification d’un trajet traversant une zone à faible taux d’émission et à l’approche d’une zone alors que vous êtes déjà en route » explique Google.

« L’alerte renverra à la source officielle locale qui fournira de plus amples informations sur les restrictions imposées aux véhicules dans la zone. Sur la base de ces informations, les utilisateurs concernés peuvent choisir un autre mode de transport ou emprunter un autre itinéraire », poursuit la société.

 

Pour ce faire, l’application croise les données provenant des administrations locales et des autorités chargées des transports. Ces alertes sur la qualité de l’air sont disponibles sous Android et iOS.

Google vise le zéro carbone d’ici 2030

La société américaine, qui vise pour elle-même un objectif zéro carbone d’ici 2030, a beaucoup fait évoluer l’application Google Maps dans ce sens. Les efforts dirigés vers les mobilités vertes se poursuivent, qu’il s’agisse par exemple d’utiliser Google Maps pour trouver des vélos en libre-service ou des stations de recharges de véhicules électriques ou pour anticiper les trains bondés et les flux de déplacement dans les transports en commun.

Google a également mis en place un outil en ligne qui fournit aux urbanistes des données éclairées sur l’empreinte carbone de certaines villes, telles que les émissions des transports et des bâtiments, la qualité de l’air ou le potentiel solaire sur les toits pour permettre l’amélioration de la planification urbaine. Au total, Google souhaite aider plus de 500 villes à réduire 1 gigatonne d’émissions de carbone par an d’ici 2030.

Google.org a par ailleurs offert 4 millions de dollars de subventions pour l’ICLEI Action Fund l’année dernière. Créé en collaboration avec le Conseil international pour les initiatives écologiques locales (ICLEI), ce fonds doit aider les organisations à but non lucratif et issues de la société civile à utiliser les données pour favoriser l’action en faveur de l’environnement. En France, le projet Air Pays de la Loire à Nantes a notamment reçu le soutien de l’ICLEI- Local Governments for Sustainability, dans le cadre du programme européen Action Fund. Concrètement, ce projet consiste à fournir des ensembles de données sur la qualité de l’air et de la circulation en temps réel aux autorités locales et à la population.

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