Gilets jaunes : heurts lors de manifestations à Rouen et Montpellier, dispersion à Paris – Le Parisien

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Dans les rangs des Gilets jaunes, on promettait une rentrée électrique. Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés dans plusieurs grandes villes ce samedi, avec à la clé des affrontements avec les forces de l’ordre.

À Rouen (Seine-Maritime), plusieurs heurts ont ainsi éclaté à l’occasion d’une manifestation lancée par les Gilets jaunes et soutenue par la CGT de Seine-Maritime, conduisant à deux interpellations, selon la préfecture.

Le préfet de la région Normandie avait pris un arrêté interdisant toutes manifestations et rassemblements en centre-ville de Rouen samedi de 10 heures et 22 heures, comme c’est le cas depuis le début du mouvement des Gilets jaunes « pour protéger les commerces », dans une ville où cette fronde sociale a été particulièrement vive.

« Deux cortèges sont partis de deux endroits différents, essentiellement d’ultra-gauche. Ils se sont réunis et ont tenté d’entrer dans le périmètre (interdit, NDLR) pour se diriger vers la banque de France, lieu qui a fait déjà l’objet de plusieurs dégradations », a indiqué le sous-préfet de permanence, Jean-Eric Winckler.

21 verbalisations et deux interpellations en flagrant délit à Rouen

« Les manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre. Des sommations ont été faites et il y a eu l’utilisation de gaz lacrymogènes en réponse aux jets de projectiles, les manifestants ont été éconduits et remis à l’extérieur du périmètre », a-t-il ajouté, sans vouloir préciser le nombre de manifestants présents samedi à Rouen.

Selon la même source, il y a eu 21 verbalisations et deux interpellations en flagrant délit pour des « actes caractérisés » contre les forces de l’ordre.

A Montpellier (Hérault), de 1500 (préfecture) à 3000 manifestants (organisateurs) se sont rassemblés samedi dans le centre de Montpellier après un appel « national » des Gilets jaunes et des incidents ont vite éclaté avec les forces de l’ordre.

Des heurts se sont produits face à la gare, avec des jets de projectiles de la part des manifestants, dont certains étaient casqués et cagoulés, habillés de noir, et des tirs de gaz lacrymogènes de la part des forces de l’ordre déployés devant l’édifice pour en interdire l’accès.

Dispersion et interpellations à Paris

La préfecture a fait état de deux interpellations pour « jets de projectiles, engins incendiaires et possession de couteaux ». Une voiture de police, sans occupants, a été incendiée, a constaté une journaliste de l’AFP. Selon la préfecture de l’Hérault, ce sont des manifestants qui ont ouvert la porte du véhicule de police et y ont jeté un cocktail molotov.

Dans le centre-ville, plusieurs commerces sont fermés et des devantures ont été protégées par des panneaux de bois. Des forces de l’ordre, en civil et en tenue, étaient déployées en nombre autour du cortège et notamment des CRS sur l’Esplanade Charles-de-Gaulle, proche de la Comédie.

À Paris, l’Arc de Triomphe était lui sous surveillance après des appels à manifester sur place. Des contrôles ont eu lieu près de ce lieu emblématique, théâtre d’affrontements il y a quelques mois, pour empêcher tout rassemblement.

« Les policiers ont dispersé les manifestants et procédé à 55 verbalisations », selon la préfecture, qui précise que des interpellations ont eu lieu dans le secteur Babylone/Invalides.

VIDÉO. Les affrontements autour de l’Arc de Triomphe minute par minute

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