A Toulouse, lors de l’acte 9 des — B. Colin / 20 Minutes
  • La Ville rose se prépare à vivre une nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes » ce samedi à l’occasion de l’acte 10.
  • Après neuf semaines de manifestation en centre-ville, les deux-tiers des commerçants du centre-ville enregistrent une baisse de 30 % de leur chiffre d’affaires selon une étude de la Chambre de commerce et d’industrie.
  • Une série de mesures a été mise en place par la mairie et les chambres consulaires pour soutenir les commerçants impactés par les blocages et manifestations.

Chaque samedi depuis le 17 novembre, les commerçants du centre-ville de Toulouse attendent fébrilement de savoir ce qu’il se passera en marge de la manifestation des « gilets jaunes ».

Au cours de la journée, souvent en milieu d’après-midi, ils reçoivent un message des autorités les invitant à baisser leur rideau lorsque la situation s’envenime dans leur secteur.

Au lendemain de l’acte 9, certains accusent le coup. Une partie d’entre eux a décidé de se fédérer au sein du collectif « des commerçants en colère ». Ils devaient se réunir ce mardi soir pour décider des actions à mener dans les jours à venir.

Du côté des chambres consulaires et des autorités, il est avant tout question de mise en place de mesures pour venir en aide aux établissements concernés.

Le plus dur à venir ?

« Nous avons mené une étude auprès de commerçants et de restaurateurs toulousains juste avant Noël. Ces fermetures entraînent pour les deux-tiers des établissements interrogés une perte d’activité d’au moins 30 %, pour plus de 20 d’entre eux c’est 50 % de chiffres d’affaires en moins. Au total, 97 % accusent une baisse de fréquentation », avance Philippe Robardey, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse.

Au total, 75 commerces ont déclaré avoir subi des dégâts, parfois à répétition, et une quinzaine a demandé auprès de la cellule de crise un report d’échéances.

« Il y a un effet domino, aucun d’entre nous ne peut dire qu’il n’est pas touché par les conséquences des manifestations et blocages, certains parce qu’ils n’arrivent pas à livrer leurs marchandises. Les commerces ont passé commande en décembre pour avoir du stock pour les fêtes de Noël et les soldes. Ils paient à 45 jours leurs fournisseurs, soit mi-février. La catastrophe s’annonce dans les trois semaines qui viennent », prédit Philippe Robardey.

Un plan d’aides d’urgence

Pour éviter d’arriver à des mesures de cessation de paiement, des mesures ont été mises en place.

Un plan de soutien au commerce et à l’artisanat a été acté par la mairie. Il est en cours de chiffrage et sera proposé au vote d’un conseil municipal exceptionnel le 8 février. Il prévoit notamment une exonération des charges sociales patronales pour décembre et janvier ou d’organiser des journées de gratuité dans les parkings.

La Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse a d’ores et déjà fixé le montant de son fonds de solidarité, doté de 300.000 euros, qui permettra des avances remboursables à taux zéro.

La Chambre des métiers et de l’artisanat propose de son côté des aides non remboursables.

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