FTTH, FTTE, FTTO, VDSL2, coaxial ; quelques définitions pour le très haut débit

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FTTx. Sous ce sigle se cachent plusieurs acronymes désignant les modes de déploiement de la fibre : jusqu’au répartiteur, jusqu’au domicile ou jusqu’aux portes de l’entreprise. Le tout en mode mutualisé ou dédié.

FTTH, FTTE, FTTO, VDSL2, coaxial ; quelques définitions pour le très haut débit

Dans le secteur de la fibre, toute la question consiste à savoir jusqu’où elle est déployée. Selon ce paramètre, différents acronymes sont employés, chacun commençant par “FTT”, qui peut se traduire par “fibre jusqu’au…”. Voici quelques-uns des modes de déploiement les plus couramment utilisés en France.

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FTTH : la star de la fibre optique résidentielle

FTTH, c’est la technologie fibre la plus commune, celle qui est déployée actuellement chez les particuliers. D’où son nom, qui signifie “fiber to the home”, soit fibre jusqu’au domicile. Si un logement est équipé d’une prise fibre, c’est à coup sûr une ligne FTTH.

La vitesse d’une connexion FTTH varie actuellement entre 300 Mb/s à 8 Gb/s en débit montant, pour 100 Mb/s à 700 Mb/s en débit descendant, selon le contrat et l’opérateur choisis. Attention toutefois, car c’est une fibre dont les débits sont mutualisés entre plusieurs utilisateurs. La bande passante n’est donc pas garantie et les débits réels pourront être inférieurs aux débits de connexion.

Entreprises : fibre mutualisée FTTE ou dédiée FTTO ?

Les offres FTTE (fiber to the enterprise, fibre jusqu’aux entreprises) sont dédiées spécifiquement aux professionnels. Techniquement, les limites sont les mêmes que pour la FTTH, mais avec un meilleur service rendu, une garantie de temps de rétablissement (GTR) et une mutualisation ne se faisant qu’avec d’autres professionnels.

Une ligne FTTO (fiber to the office, fibre jusqu’au bureau) diffère des connexions FFTH et FTTE par le fait qu’il s’agit d’un lien dédié, qui n’est pas partagé avec d’autres utilisateurs. La connexion est donc directe entre l’opérateur et l’entreprise, avec une bande passante proche des débits de connexion. Le débit est dit garanti, du moins jusque chez l’opérateur. C’est sans surprise l’offre la plus chère du marché.

Du très haut débit, en VDSL2 ou coaxial

Bien d’autres types de fibre existent. Souvent, la connectivité fibre n’est que partielle, jusqu’au répartiteur, sous répartiteur ou quartier, le reste du chemin s’effectuant au travers d’une ligne cuivre, de type ADSL, VDSL ou SDSL.

Techniquement, des vitesses de plus de 30 Mb/s rentrent dans la définition du très haut débit telle que donnée par l’Arcep. Un réseau fibre de type FTTN (fiber to the node, fibre jusqu’au répartiteur) complété sur les dernières centaines de mètres par du VDSL2, peut répondre à ce cahier des charges, en proposant un débit de 100 Mb/s. A condition toutefois de se trouver à moins de 500 mètres du répartiteur.

Dernier cas de figure, les réseaux hybrides fibre/coaxial. L’idée est ici d’utiliser la fibre jusqu’au pied de l’immeuble (FTTB, fiber to the building, fibre jusqu’au bâtiment) ou jusqu’au dernier amplificateur (FTTLA, fiber to the last amplifier, fibre jusqu’au dernier amplificateur), puis de finir le trajet en utilisant le réseau coaxial déployé précédemment par certains opérateurs (dont Numericable) pour les besoins de la télévision par câble. Ce réseau mixte tend toutefois à céder la place au FTTH, appelé à devenir la norme en France.

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