À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’action d’Iliad, le groupe qui comprend Free et Free Mobile, coûte seulement 89 euros. C’est bien loin des 235 euros que pouvait atteindre le titre en mai 2017, malgré les efforts du groupe pour redresser la baraque.

Xavier Niel a en effet multiplié les tentatives pour faire revenir Free dans la course, en lançant l’opérateur en Italie ou encore en présentant les nouvelles Freebox One et Freebox Delta, mais rien n’y fait. Le titre dégringole encore et toujours.

Free essuie de plein fouet son immense retard sur le terrain de la fibre comparé à ses concurrents. Malgré les promesses du groupe, Free dénombre aujourd’hui un petit million d’abonnés en fibre optique, face aux 2,4 millions de clients fibrés chez Orange. De plus, le déploiement de son réseau indépendant prend du retard, ce qui effraye les investisseurs dans l’optique de lourds investissements à venir, à quoi s’ajoute la 5G qui débarquera prochainement.

Une Freebox Delta en demi-teinte

Source : @Free

En plus de ces investissements à venir, il faut prendre en considération la Freebox Delta. Attendue de longue date, la nouvelle box du trublion des telecoms est montée en gamme, mais les abonnés ne sont pas au rendez-vous à cause de son prix trop élevé. C’est pourquoi Free a lancé sa Freebox Delta S, une offre sans le player, et a supprimé ses frais de mise en service.

Même la Freebox One fait visiblement fuir puisque l’offre réservée aux 100 000 premiers abonnés est encore en cours sur le site de Free, plusieurs mois après son annonce.

Si Free souhaite tenir bon et faire remonter son titre en bourse, le groupe devrait peut-être songer à un nouveau forfait mobile disruptif, comme l’opérateur l’avait fait à ses débuts, ce qui lui a permis de devenir un acteur incontournable des telecoms. En attendant, le groupe risque de connaitre d’autres trimestres difficiles avant de retrouver la forme.

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