En quelques années seulement, le jeu Fortnite est devenu un véritable phénomène international. L’influence de la création d’Epic Games es telle que Fortnite permet à des adolescents de gagner une fortune ou à des criminels de blanchir de l’argent. Bref, on est désormais très loin du petit jeu innocent. Mais, on trouve aussi des millions de joueurs lambda, anonymes derrière leurs écrans. Parmi eux, certains pourraient être considérés comme « accro ». Or, la responsabilité de leur situation incombe à Epic Games, selon des avocats canadiens.

Fortnite, un jeu conçu pour rendre accro

Plus de 250 millions de joueurs se sont déjà risqués au fameux mode « Battle Royale » de Fortnite. Par essence, le jeu a ses attraits. Les parties peuvent durer seulement quelques minutes, le dernier debout l’emporte, les visuels sont plutôt funs… Bref, c’est un package qui marche.

Mais deux parents d’adolescents de 10 à 15 ans considèrent que le jeu est trop addictif. Leurs avocats ont déposé une demande d’action collective contre Epic Games. Le problème est bien sûr de de définir ce que l’on entend par addiction. L’OMS parle d’un « trouble du jeu vidéo », mais ce n’est pas une addiction. Toutefois, d’autres spécialistes se sont aussi penchés sur le cas de Fortnite, le comparant par exemple à de… l’héroïne. Selon une étude, 61% des adolescents y ont déjà joué et 24% de leurs parents sont préoccupés.

Dans le dossier en question, l’adolescent de 15 ans aurait par exemple joué à 7700 reprises depuis 2017, celui de 10 ans avait lui joué à 1800 reprises en quelques mois. Si le jeu pourrait avoir joué un rôle, difficile de penser que les parents n’auraient pas pu mettre des limites pour restreindre les usages.

Quand on pense que le jeu Fortnite a failli ne jamais voir le jour. Cela aurait sans doute évité à ce juge une sérieuse prise de tête.

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