Fillettes décédées au Relecq-Kerhuon : la mère de famille a reconnu le double infanticide – Côté Brest

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Le drame a eu lieu dans un immeuble de la rue Hélène-Boucher au Relecq-Kerhuon.
Le drame a eu lieu dans un immeuble de la rue Hélène-Boucher au Relecq-Kerhuon. (©Côté Brest)

Deux petites filles, âgées de 4 et 6 ans, ont été retrouvées mortes à leur domicile du Relecq-Kerhuon, mercredi 21 juillet 2021. L’hypothèse du double infanticide est confirmée ce vendredi 23 juillet par le procureur de Brest, Camille Miansoni.

La mère de famille, qui a tenté de se suicider après les faits, est toujours hospitalisée. Elle a toutefois été entendue aujourd’hui. Lors de son audition, la jeune femme de 35 ans a reconnu être à l’origine du décès de ses enfants.

Sa garde à vue a été levée au bout de quelques heures, « en attendant l’évolution de l’état de santé de la mise en cause ».

Une mort par noyade

L’autopsie des corps des fillettes, réalisée au lendemain du drame, a permis de conclure à une mort par noyade. « Aucune blessure ni trace de violences externes n’ont été découvertes sur les corps », indique le procureur.

« Des prélèvements ont également été effectués aux fins d’analyses d’anatomopathologie et toxicologiques. » Les résultats ne sont pas encore connus.

Au cours de l’audition, la mère de famille a indiqué aux enquêteurs « avoir cherché à les endormir par des médicaments. En revanche, elle n’a pu donner des indications précises sur la manière par laquelle elle est parvenue à leur donner la mort. Elle a évoqué une amnésie totale sur cet épisode », précise le procureur.

La séparation à l’origine du drame

« Le motif de ce passage à l’acte est la séparation annoncée par son mari. Elle a précisé qu’elle avait voulu disparaître avec ses deux filles », indique Camille Miansoni.

La mère de famille avait écrit deux courriers, retrouvés par les enquêteurs, l’un destiné au père des fillettes, le second à l’attention de sa famille à elle. « Les deux courriers faisaient état d’une séparation annoncée par le mari à son épouse le 14 mai dernier », détaille le procureur. Le père de famille, également entendu par les enquêteurs, a confirmé ses dires.

Ce dernier était en formation à Saint-Malo au moment des faits.

« Dans un état second »

C’est la grand-mère paternelle qui a alerté les pompiers, vers 10h30 mercredi, ne parvenant pas à entrer dans l’appartement de sa belle-fille et de ses deux petites-filles. Ce sont eux qui ont ouvert la porte et découvert la mère de famille « dans un état second ». Selon le procureur, elle s’est effondrée devant les pompiers juste après les avoir conduits dans la chambre où ses filles, sans vie, étaient allongées sur un lit.

Dans la salle de bain, les enquêteurs ont découvert une bouteille de produit caustique vide aux trois-quarts, posée sur le rebord de la baignoire remplie d’une eau colorée. Plusieurs boîtes de médicaments, en partie vides, ont aussi été retrouvées. 

La mère de famille présentait « une plaie thoracique d’1,5 cm peu profonde compatible avec un objet piquant, tranchant ou coupant ». 

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