Le président de la République a évoqué cette mesure controversée, mardi, lors du lancement du grand débat national devant 600 maires normands. 

Ce n’est pas encore une marche arrière, mais c’est un coup de volant. Dans le gymnase de la commune de Grand Bourgtheroulde (Eure), où il a lancé le grand débat national mardi 15 janvier, Emmanuel Macron a laissé la porte ouverte à des aménagements concernant la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. “Il faut ensemble que l’on trouve une manière plus intelligente de [la] mettre en œuvre. Il n’y a pas de dogme”, a déclaré le président, en appelant les maires à “faire des propositions” sur ce dossier qui “fait partie du débat”.

Est-ce qu’il faut tout arrêter ? Franchement non… Est-ce qu’on peut faire quelque chose qui soit mieux accepté et plus intelligent, sans doute oui.Emmanuel Macron lors du lancement du grand débat national

Il a pour cela évoqué des propositions faites au niveau local car, selon lui, “il n’y a pas de président de conseil départemental qui n’ait pas pris ses responsabilités sur la vitesse” sur les routes les plus dangereuses.

Mise en œuvre durant l’été 2018, la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires est une mesure impopulaire, en particulier parmi les “gilets jaunes”. Près de 60% des radars ont été vandalisés depuis le début de leur mouvement.

Quelques heures auparavant, Christophe Castaner avait expliqué que l’abandon de cette mesure restait une option pour le gouvernement. “Nous nous sommes engagés à évaluer le résultat des 80 km/h au bout de deux ans”, avait rappelé le ministre de l’Intérieur. Et “si cette mesure n’a servi à rien, alors oui, nous pourrons revenir aux 90 km/h”.

Let a comment