Facebook : Le compte de Donald Trump reste désactivé

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Facebook : Le compte de Donald Trump reste désactivé

Le conseil de surveillance de Facebook a confirmé la décision de l’entreprise de suspendre l’ancien président Donald Trump de Facebook et Instagram. Dans sa décision, le conseil de surveillance a déclaré que la décision de bannir l’ancien président était justifiée parce que les actions de Donald Trump pendant l’émeute du Capitole « violaient gravement les règles de Facebook et encourageaient et légitimaient la violence ».

Toutefois, le conseil a également estimé que Facebook avait violé ses propres règles en imposant une suspension indéfinie, notant qu’une telle sanction n’est pas décrite dans les politiques de contenu de Facebook.

La commission critique également le fait que Facebook a toute latitude pour décider d’imposer ou de lever une suspension indéfinie.

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« Facebook ne peut pas inventer les règles au fur et à mesure »

La commission a détaillé sa décision : « dans un délai de 6 mois à compter d’aujourd’hui, Facebook doit réexaminer cette affaire et décider d’une nouvelle sanction qui reflète ses règles, la gravité de la violation et la perspective d’un préjudice futur. Facebook peut soit imposer une suspension limitée dans le temps, soit supprimer le compte. Facebook ne peut pas inventer les règles au fur et à mesure, et quiconque s’inquiète de son pouvoir devrait s’inquiéter de cette possibilité. Il est essentiel de disposer de règles claires qui s’appliquent à tous les utilisateurs et à Facebook, pour garantir que l’entreprise traite les utilisateurs de manière équitable. C’est ce que défend le conseil ».

La Commission a demandé à Facebook de « faire en sorte que si un chef d’Etat ou un haut fonctionnaire publie de manière répétée des messages qui présentent un risque de préjudice au regard des normes internationales en matière de droits humains, l’entreprise doit soit suspendre le compte pour une période déterminée, soit le supprimer. Si Facebook opte pour une suspension d’une durée déterminée pour les utilisateurs influents, l’entreprise devrait évaluer le risque que l’utilisateur incite à un préjudice important avant la fin de la suspension. Si le risque persiste, Facebook doit imposer une autre suspension ».

Elle demande également « instamment » au groupe de « procéder à un examen de sa contribution au récit de la fraude électorale et des tensions politiques qui ont conduit aux événements du 6 janvier. Cet examen devrait porter sur les choix de conception et de politique de Facebook qui peuvent permettre l’utilisation abusive de sa plateforme ».

Les événements déclencheurs du Capitole

En janvier, Facebook a soumis sa décision de suspendre indéfiniment les comptes Facebook et Instagram de l’ancien président Donald Trump à son conseil de surveillance indépendant pour examen.

Facebook, tout comme Twitter et une ribambelle d’autres réseaux sociaux, a interdit à Donald Trump de publier en ligne à la suite de l’attaque du 6 janvier contre le Capitole américain, au cours duquel l’ancien président a été accusé de « fomenter activement une insurrection violente visant à contrecarrer la transition pacifique du pouvoir » via une série de messages incendiaires.

Nick Clegg, vice-président des affaires mondiales et de la communication de Facebook, affirmait à l’époque dans un communiqué de presse que si Facebook s’en tenait à sa décision initiale de « dé-plateformer » Donald Trump, l’entreprise reconnaissait la nature problématique des entreprises technologiques ayant le pouvoir de censurer des dirigeants élus.

Facebook a annoncé la création du conseil de surveillance de 40 personnes en 2019. Mark Zuckerberg avait à l’époque comparé cet organe à une « cour suprême » ayant pour objectif de résoudre les problèmes de censure de contenu.

Source : ZDNet.com

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