Au début de l’été, KPMG recensait pas moins de 18 banques mobiles sur le marché français. Parmi elles, N26 et Revolut se distinguent avec respectivement 900 000 et 550 000 clients dans l’Hexagone au dernier pointage. Pour faire face à ces nouveaux acteurs, la banque en ligne du groupe Société Générale a répondu avec une nouvelle offre, baptisée Boursorama Ultim.

Une solution pour les voyageurs

Cette offre destinée aux grands voyageurs s’articule autour d’une carte bancaire gratuite qui permet de s’affranchir complètement des frais à l’étranger (paiements et retraits), sur le même principe qu’un N26 ou Revolut – avec encore davantage de flexibilité. La carte Boursorama Ultim est également associée à un compte courant qui est lui-même accessible sans condition de revenus et sans aucun frais.

Cette promesse a permis à Boursorama Banque d’enregistrer un vif succès pendant l’été, alors que l’acquisition dans les banques en ligne est généralement en berne durant cette période. Entre juin et septembre, elle aurait attiré pas moins de 125 000 clients avec son offre Ultim – ce qui lui a permis d’accélérer encore sa conquête de clients par rapport à l’année passée (+50% en été 2019 versus été 2018).

Boursorama Ultim, devant ses rivales françaises

Avec une telle croissance, Boursorama Ultim se positionne loin devant les pépites françaises comme le Compte Nickel ou Orange Bank. Ces établissements ont toutefois chacune leur spécificités, il est donc difficile de les comparer entre eux.

Le Compte Nickel propose un compte bancaire sans condition à travers un réseau de 5 000 buralistes partenaires en France, et moyennant une cotisation de 2€ par mois. Ce dernier cumule 1,4 million de clients, et il en a séduit environ 91 000 sur le deuxième trimestre. De son côté, Orange Bank est une banque mobile qui veut rivaliser avec l’offre standard de Boursorama Banque. En l’espace de deux années, elle doit toutefois se contenter de 320 000 clients.

Si les performances de Boursorama Ultim sont un cran au dessus de ses rivales, le directeur général de l’établissement Benoit Grisoni soutient toutes les démarches – y compris de la concurrence : « l’arrivée de nouveaux acteurs qui se digitalisent à travers des offres, ça crédibilise le secteur, ça le fait grandir, et ça le rend, pour les Français, plus accessible ».

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