Expulsés des grandes plateformes, ces pro-Trump migrent vers Signal et Telegram

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C’est un tournant dans l’histoire des réseaux sociaux. Depuis le 6 janvier dernier et l’intrusion violente dans le Capitole de Washington, les géants du web ont considérablement durci leur modération concernant la désinformation et les théories complotistes. Outre le bannissement de Donald Trump de la plupart des plateformes, Twitter a annoncé la suppression de 70 000 comptes liés à la mouvance QAnon. De son côté, Facebook proscrit l’expression « Stop the Steal », largement utilisée par les utilisateurs qui refusent le résultat de l’élection présidentielle.

Face à ces changements, de nombreux partisans du président sortant ont décidé de migrer vers d’autres sites alternatifs. Cette stratégie est également compliquée puisque Parler est désormais hors ligne après qu’Amazon ait décidé de cesser de l’héberger sur ses serveurs.

Telegram aurait fermé des groupes publics de suprémacistes blancs

Dans ces conditions, certains extrémistes ont jeté leur dévolu sur des messageries cryptées telles que Signal ou Telegram, dont le nombre de téléchargements a explosé ces derniers temps. Le Financial Times s’est intéressé à ce phénomène inquiétant à quelques jours de l’investiture de Joe Biden, où les autorités craignent de nouvelles violences.

Sur ces services, les nouveaux venus cherchent avant tout à se regrouper. Ils rejoignent souvent des groupes sur lesquels de futures actions sont envisagées. Certains membres influents parviennent aussi à faire tourner leurs messages auprès de milliers d’utilisateurs.

Cette nouvelle donne n’est pas forcément vue d’un bon œil par les autorités car il est moins évident de suivre ces discussions que lorsqu’elles apparaissaient au grand jour sur les grandes plateformes. Les messageries sont d’ailleurs conscientes de leur nouvelle responsabilité. Des groupes publics de suprémacistes blancs ont été fermés mercredi sur Telegram.

Cité par le média britannique, Sara-Jayne Terp, associée chez Threet, un cabinet de conseil en sécurité et désinformation, précise : « Telegram a commencé le nettoyage. . . ». Une pratique d’autant plus surprenante que les retraits de groupe étaient jusque là assez rares au sein de la messagerie cryptée.

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