Explosion au Liban : un battement de cœur détecté, l’espoir d’un possible survivant – Le Parisien

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Si étonnant que l’on craint la désillusion. Mais ce sont bien des pulsations similaires à des battements de cœur qu’un chien renifleur et des scanners thermiques ont détecté jeudi sous les décombres d’un bâtiment effondré de Beyrouth. Un mois après l’explosion qui a détruit le 4 août des pans entiers de la capitale du Liban – faisant près de 200 morts et plus de 6 500 blessés – c’est donc l’espoir inespéré de retrouver un survivant.

Des secouristes ont continué ce vendredi de creuser dans les décombres d’un quartier sinistré alors qu’une équipe chilienne récemment dépêchée sur place a repéré les fameux battements. Des membres de la Défense civile ont soulevé à la main les gravats alors que deux grues avaient permis dans la nuit de retirer le plus gros de la structure.

Le chef de l’équipe chilienne Francisco Lermanda a indiqué vendredi soir aux journalistes que des recherches avaient été lancées après la découverte, par des experts, d’une personne qui respirait lentement sous les décombres, à une profondeur de trois mètres. Mais selon lui, rien n’indique que cette personne est toujours vivante.

Les recherches continueront samedi

« Nous avons effectué de nouveaux tests pour surveiller le rythme cardiaque ou la respiration, et cela a révélé un faible rythme […] sept battements par minute », a indiqué pour sa part Nicolas Saadeh, coordinateur des recherches. La veille, un rythme de 16 à 18 battements par minute avait été détecté.

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Un ingénieur civil français, Emmanuel Durand, participant aux efforts de sauvetage a lui affirmé que les scans cartographiques en 3D effectués sur le bâtiment endommagé n’avaient jusqu’ici montré « aucun signe de vie ».

Un membre de la défense civile a indiqué vendredi soir que les travaux de recherche pourraient reprendre samedi matin, après une interruption durant la nuit.

Sept personnes toujours portées disparues

Le Liban ne possède ni l’équipement ni les capacités techniques pour gérer de telles catastrophes. C’est ainsi que plusieurs pays ont rapidement dépêché des équipes de secours et d’assistance technique après l’explosion.

L’arrêt temporaire des recherches dans la nuit de jeudi à vendredi avait provoqué la colère de certains Libanais sur les réseaux sociaux, certains pointant du doigt les autorités jugées responsables du drame.

L’armée avait affirmé dans un communiqué que les travaux avaient été suspendus pendant deux heures « en raison du risque d’effondrement d’un des murs fissurés du bâtiment ». Sept personnes sont toujours portées disparues, selon l’armée.

Le Premier ministre entendu dans l’enquête

La Banque mondiale a estimé les dégâts et pertes économiques de la déflagration à entre 6,7 et 8,1 milliards de dollars. Dans les quartiers sinistrés, des bénévoles et ONG s’activent toujours pour aider les habitants à réparer leurs maisons et distribuent des aides.

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Selon les autorités, l’explosion a été causée par 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées sans mesures de précaution depuis des années au port. Mais selon des médias locaux, la quantité ayant explosé était moindre, une partie du nitrate d’ammonium ayant été retiré au fil des années de l’entrepôt. Jeudi, l’armée a annoncé avoir découvert des conteneurs contenant plus de quatre tonnes de nitrate d’ammonium au port. Il n’a pas été précisé si ces substances chimiques faisaient partie des 2 750 tonnes initiales.

Le juge libanais chargé de l’enquête a entendu jeudi le Premier ministre démissionnaire Hassan Diab, premier haut responsable à témoigner. Parmi les 25 personnes arrêtées après le drame figurent le directeur général du port, Hassan Koraytem, le directeur général des douanes, Badri Daher, le directeur général du transport maritime et terrestre, Abdel Hafiz Al-Kaissi, et quatre officiers.

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