Exchange : La Chine rejette les accusations

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Exchange : La Chine rejette les accusations

La réaction ne surprend personne : la Chine a rejeté l’attribution des piratages Exchange faite en début de semaine par l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et un ensemble de nations, dont les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Japon.

C’était la première fois que l’OTAN attribuait publiquement une attaque à la Chine.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lijian Zhao, a répliqué en qualifiant les États-Unis de premier empire du piratage au monde.

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Retour à l’envoyeur

“Les États-Unis se sont ligués avec leurs alliés pour lancer des accusations sans fondement contre la Chine sur la question de la cybersécurité. Cet acte confond le bien et le mal, dénigre la Chine à des fins politiques. La Chine n’acceptera jamais cela”, a-t-il déclaré.

“La Chine s’oppose fermement à toutes les formes de cyberattaques et les combat. Elle n’encouragera, ne soutiendra, ni ne tolérera jamais les cyberattaques. Cette position a été cohérente et claire.”

Cette déclaration dément l’attribution faite lundi, qui accusait la Chine d’utiliser des “hackers contractuels criminels” pour ses cyber opérations.

“Nous sommes conscients que des cyberopérateurs affiliés au gouvernement chinois ont mené des opérations de ransomware contre des entreprises privées qui ont inclus des demandes de rançon de plusieurs millions de dollars”, a déclaré la Maison-Blanche.

“La réticence de la Chine à s’attaquer à l’activité criminelle des pirates informatiques contractuels nuit aux gouvernements, aux entreprises et aux exploitants d’infrastructures critiques par le biais de milliards de dollars de perte de propriété intellectuelle, d’informations exclusives, de paiements de rançon et d’efforts d’atténuation.”

Dans le même temps, le ministère américain de la Justice a accusé quatre membres du ministère chinois de la Sécurité d’État pour avoir mené des attaques dans le cadre d’une “campagne pluriannuelle visant des gouvernements et des entités étrangers dans des secteurs clés, notamment le secteur maritime, l’aviation, la défense, l’éducation et les soins de santé dans une douzaine de pays au moins”, et a notamment été accusé d’avoir volé des recherches sur le vaccin contre le virus Ebola.

En avril, la justice américaine a révélé que le FBI a obtenu l’autorisation de supprimer les shells web installés sur les serveurs compromis liés aux vulnérabilités d’Exchange.

“De nombreux propriétaires de systèmes infectés ont réussi à supprimer les web shells de milliers d’ordinateurs. D’autres n’y sont pas parvenus, et des centaines de ces web shells ont persisté sans être supprimés”, déclarait le ministère à l’époque.

“Cette opération a permis de supprimer les web shells restants d’un des premiers groupes de pirates, qui auraient pu être utilisés pour maintenir et intensifier un accès persistant et non autorisé aux réseaux américains.”

La Chine demande des preuves

La Chine a fait ce que l’on attendait d’elle, et a retourné les accusations vers les États-Unis

“Les soi-disant détails techniques publiés par la partie américaine ne constituent pas une chaîne de preuves complète. En fait, les États-Unis sont la plus grande source de cyberattaques au monde”, a déclaré Zhao.

“Les États-Unis mettent sur écoute non seulement leurs concurrents, mais aussi leurs alliés. Leurs alliés européens minimisent les mesures prises par les États-Unis visant à utiliser l’agence de renseignement danoise afin d’espionner leurs dirigeants, tout en faisant grand bruit des ‘cyberattaques de la Chine’ sur la base de preuves par ouï-dire. Cet acte est en contradiction avec l’autonomie stratégique revendiquée par l’Europe.

“Je tiens à souligner qu’une poignée de pays ne représente pas la communauté internationale, et dénigrer les autres n’aide pas à blanchir ses propres méfaits.”

L’ambassade de Chine à Canberra a servi sa propre réfutation, accusant l’Australie de “répéter la rhétorique” des États-Unis, qu’elle a qualifiés de “champion du monde” des cyberattaques malveillantes.

“L’Australie a également des antécédents, notamment en ce qui concerne la surveillance du téléphone portable du président de son plus grand pays voisin, sans oublier qu’elle s’est rendue complice des activités d’écoute des États-Unis dans le cadre de l’alliance Five Eyes”, a-t-elle déclaré.

“Ce que le gouvernement australien a fait est extrêmement hypocrite, comme un voleur qui crie ‘arrêtez le voleur'”.

Citant les chiffres du CERT chinois, M. Zhao a affirmé que 5,31 millions d’ordinateurs en Chine étaient contrôlés depuis 52 000 serveurs de commande et de contrôle situés en dehors de l’Empire du Milieu.

“Les États-Unis et deux de leurs alliés de l’OTAN sont les trois premiers acteurs en termes de nombre d’ordinateurs sous leur contrôle en Chine”, a-t-il déclaré.

Source : “ZDNet.com”

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