Le parti Debout la France, présidé par Nicolas Dupont-Aignan, a annoncé hier soir qu’il ne retiendrait pas la candidature aux élections européennes de l’ancienne avocate Emmanuelle Gave, quelques minutes seulement après la diffusion par par l’émission Quotidien sur TMC  de messages controversés sur les réseaux sociaux.

“À la lumière des nouveaux éléments révélés ce soir par l’émission Quotidien sur TMC et dont nous n’avions pas connaissance avant ce jour, le mouvement Debout La France (…) indique que la candidature d’Emmanuelle Gave ne sera pas validée par la commission d’investiture pour être sur la liste des élections européennes”, a écrit dans un communiqué le président de cette commission, Frédéric Mortier. Emmanuelle Gave, qui affirmait qu’elle serait sur la liste de DLF en “position éligible”, avait tweeté en juillet 2018 qu’elle “trouve qu’il y a beaucoup trop de Noirs dans les courses de 100 mètres”.

Dans un autre message sur son compte Facebook, elle a aussi écrit en commentaire que “les musulmanes sont quasiment inemployables en tant qu’employées de maison ou nann

Emmanuelle Gave a assuré à Quotidien qu’elle n’était “absolument pas raciste” et qu’elle avait “eu tort sur ce coup-là”, tout en précisant qu’elle avait “une nanny algérienne qui [lui] a fait les pires problèmes de la terre”.

“Évidemment quand on met tout bout à bout, on finit par se dire : ‘Mais enfin c’est quoi cette fille, elle serait raciste, antisémite'”, a-t-elle encore commenté devant la caméra de Quotidien.

Après que L’Opinion eut révélé la semaine dernière que son père, le financier Charles Gave, allait apporter près de deux millions d’euros à la campagne de Nicolas Dupont-Aignan, elle avait fait effacer quelque 10.000 tweets et retweets par une société spécialisée. Dans l’un d’eux, daté de mai 2018, elle se demandait si la liberté d’expression devait “pouvoir s’étendre à la réfutation de la Shoah”.

Emmanuelle Gave “a de fortes chances d’être sur ma liste”, avait dit jeudi Nicolas Dupont-Aignan.

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