Etudiant immolé: le campus de Bron de l’université Lyon 2, occupé par des étudiants, a été évacué – BFMTV.COM

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L’un des campus de l’université Lyon 2, situé à Bron, occupé par une soixantaine d’étudiants depuis mardi est en cours d’évacuation ce mercredi soir, sur réquisition de la présidente de l’établissement.

Ce mouvement de blocage des accès du campus a été mené tôt dans la matinée, à l’appel de plusieurs syndicats, au lendemain d’une journée de mobilisation en hommage à l’étudiant lyonnais qui s’est immolé par le feu le 8 novembre en laissant un message interpellant les pouvoirs publics sur la précarité. Ce dernier étudiait dans cette même université.
    
Brûlé à 90%, le jeune homme était toujours mardi entre la vie et la mort à l’hôpital Édouard-Herriot de Lyon, selon des sources syndicales qui n’avaient pas reçu de nouvelles informations mercredi.

“On avait juste envie d’occuper, on n’était pas là pour casser des choses. En pas beaucoup de temps la police est arrivée, très nombreuse, équipée. On n’a pas cherché la confrontation. On les a vu arrivés et on est partis. Tout s’est bien passé. J’ai pas entendu dire que des personnes avaient réagi par la violence”, a témoigné ce mercredi soir un étudiant sur notre antenne.

“Nous n’avons pas su prévenir cet acte de désespoir”

“Ce qui justifie cette opération de blocage, c’est le refus de l’équipe de la présidence de l’université, du rectorat et du gouvernement d’entamer un dialogue avec les étudiants. A chaque demande de dialogue, la réponse c’est le silence. La ministre (de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal) se contente de communiquer sur de petits troubles et pas sur les problèmes des étudiants, c’est simplement indécent”, a expliqué plus tôt dans la journée Bastien Pereira Besteiro, enseignant à Lyon 2 et militant de Sud-Éducation.

“Nous devons admettre que nous n’avons pas vu venir et pas su prévenir cet acte de désespoir”, a écrit dans un communiqué la présidente de Lyon 2, Nathalie Dompnier. Cette dernière a également estimé que le blocage revenait “à mettre les étudiant-es en difficulté dans leur cursus” et a condamné “les menaces et les actes de vandalisme commis au nom de la lutte contre la précarité”.

“Il nous faut penser ensemble, avec les organisations étudiantes et les pouvoirs publics, les moyens de mieux répondre au vrai défi qu’est la précarité”, poursuit-elle. 

Selon elle, “l’enjeu plus global est que les universités disposent du niveau de financement qui permette le recrutement d’assistantes sociales et de personnels de santé” dans un contexte où celui-ci “diminue”.

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