Etats-Unis : volte-face de Trump sur le visa des étudiants étrangers – Le Parisien

Spread the love

Les étudiants étrangers auront leur rentrée. Le gouvernement Trump a renoncé à sa décision controversée de priver de visas ces élèves dont les cours resteraient virtuels à la rentrée en raison de l’épidémie de coronavirus, a annoncé ce mardi une juge fédérale.

« Les parties sont arrivées à une solution […] le gouvernement a accepté d’annuler la décision », a indiqué la juge lors d’une brève audience. La juge n’a pas donné d’autres détails sur les raisons de ce recul gouvernemental.

Les universités de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT), avec le soutien de nombreuses autres universités, syndicats d’enseignants et près de 20 Etats américains, avaient attaqué cette mesure annoncée par la police de l’immigration le 6 juillet.

Des milliers d’étudiants concernés

La décision avait suscité un tollé. Des milliers d’étudiants risquaient d’être expulsés alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis et que de nombreux Etats ont dû réinstaurer des mesures de confinement dans l’espoir de l’endiguer.

Les universités Harvard et MIT avaient qualifié la mesure d’« arbitraire et capricieuse », et poussant à « forcer les universités à reprendre l’enseignement en présentiel », alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis.

La Californie, Etat américain le plus peuplé et l’un des principaux foyers de Covid-19 dans le pays, s’était notamment mobilisée pour les 10 300 étudiants étrangers concernés. « Honte au gouvernement Trump de non seulement menacer les chances des étudiants d’aller à l’université, mais aussi leur santé et leur bien-être » en les contraignant à assister physiquement à des cours collectifs malgré la pandémie, s’était indigné le procureur fédéral de l’Etat, Xavier Becerra, dans un communiqué.

Le président Donald Trump, qui joue sa réélection en novembre en partie sur la relance de l’économie américaine, ne cesse d’appeler à la réouverture des établissements scolaires à la rentrée. Et de citer l’exemple de plusieurs pays européens qui ont « ouvert les écoles sans problème ». Si les élus démocrates décidaient de maintenir leurs écoles fermées – pour des raisons politiques selon lui – il a menacé de couper leurs subventions fédérales.

Leave a Reply