En visite à Nevers, Emmanuel Macron assure que « ça va aller de mieux en mieux » – Le Monde

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Roselyne Bachelot et Emmanuel Macron lors d’une journée consacrée à la promotion du Pass culture à Nevers (Nièvre), le 21 mai 2021.

Il fallait bien que la vie d’avant et le monde d’après finissent par se rencontrer. C’est arrivé à Nevers, vendredi 21 mai. Des centaines de silhouettes ondulent dans la pénombre de la grande salle de la maison de la culture, où se tient un concert.

Le public, adolescent, exulte, bras dessus bras dessous, mais reste assis. Masque sur le nez, garçons et filles reprennent à tue-tête les paroles de 47Ter, un groupe de rap aux faux airs de boy’s band, à la fois naïf et désabusé. « Les darons nous ont dit qu’on vivrait les meilleures années de nos vies/Moi je comptais sur l’avenir pour faire le taff/Est-ce qu’on aura des trucs à raconter plus tard ? » Lumière. « On me dit dans l’oreillette qu’il y a un invité spécial, lance un des chanteurs. Faites du bruit pour monsieur le Président ! » La salle s’exécute avec entrain : « Un discours ! Un discours ! »

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Emmanuel Macron descend les travées et attrape le micro. « Je sais ce que cette épidémie et ces mois vous ont volé de moments de joie, d’insouciance, souffle le chef de l’Etat. C’était très beau de vous voir être heureux, chanter, faire la fête, et de le faire en étant assis, à la fois en respectant les règles et en étant formidablement libres. Et ça va aller de mieux en mieux. »

Dehors, la municipalité a tapissé les rues d’affiches pour saluer le déconfinement, dont une nouvelle étape est intervenue le 19 mai : « Nevers, votre retour à la vraie vie. » A l’intérieur, le président de la République moque les « Cassandre » qui ne croient pas à la fin de la crise due au Covid-19. « On ne maîtrise pas tout. C’est l’épidémie qui décide de beaucoup de choses », reconnaît-il, mais « il faut savoir réapprendre un peu d’insouciance ».

« Il faut aller sur le régalien »

Ce qui devait être une journée consacrée à la promotion du Pass culture – un chèque culturel de 300 euros accordé à toute personne âgée de 18 ans – s’est transformé en répétition de la campagne présidentielle de 2022.

Il n’est jamais trop tôt pour essayer de tourner la page d’un malheur et d’en imprimer une autre, plus optimiste. Pourquoi, sinon, déambuler pendant plus de deux heures dans les rues de la vieille ville de Nevers, et s’arrêter pour saluer chaque habitant, ou presque ? Pourquoi répondre à l’avidité de cette forêt de bras qui se dresse pour réclamer des selfies ? Comme dans la vie d’avant, Emmanuel Macron a écouté les uns, agrippé les autres, soulevé des enfants pour les embrasser (masqué) et demandé à ses équipes de prendre note de chaque demande personnelle.

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