En Haïti dévasté par le séisme, des centaines de milliers de personnes « ont besoin d’assistance humanitaire immédiate » – Le Monde

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Une équipe de secours découvre un corps dans les ruines d’une maison quelques jours après un séisme de magnitude 7,2, mercredi 18 août 2021 dans la ville des Cayes, en Haïti.

Cinq jours après le séisme qui a ravagé le sud-ouest d’Haïti et fait près de 2 200 morts, le défi reste d’assurer l’aide humanitaire aux centaines de milliers de sinistrés, qui vivent, pour certains, dans des zones enclavées.

Selon la protection civile haïtienne, le bilan du tremblement de terre s’élevait, mercredi 18 août, dans la soirée, à 2 189 morts, 332 disparus et plus de 12 000 blessés. Les opérations de sauvetage se poursuivent.

Alors que règne le chaos dans le sud-ouest du pays, les foyers touchés par ce séisme de magnitude 7,2 doivent encore faire face à l’arrivée de l’ouragan Grace. Les Etats-Unis ont affrété huit hélicoptères de l’armée depuis le Honduras pour permettre l’évacuation médicale des personnes blessées. L’USS Arlington, un navire de transport de la marine américaine devait arriver, mercredi, en Haïti avec à son bord une équipe chirurgicale.

« On a à peu près 600 000 personnes directement affectées et qui ont besoin d’assistance humanitaire immédiate », a détaillé Jerry Chandler, directeur de la protection civile haïtienne. « Il a fallu trouver des moyens pour assurer la sécurité, ce qui reste un gros défi », a-t-il précisé.

Lire les témoignages : « Pour l’instant, c’est la survie » : en Haïti, après le séisme, les rescapés sont démunis

« Secourir le plus de monde possible »

Un jeune enfant à l’hôpital de Les Cayes, en Haïti, le 18 août.

Depuis le début du mois de juin, toute circulation sécurisée était impossible sur les deux kilomètres de la route nationale qui traverse la zone de Martissant, quartier pauvre de la capitale haïtienne, terrain d’affrontements entre gangs.

Au lendemain du tremblement de terre, ces tirs sporadiques et attaques aléatoires de véhicules avaient cessé, selon les autorités, sans aucune intervention de la part des forces de l’ordre.

Si cette trêve informelle observée par les bandes armées est un soulagement pour les acteurs humanitaires, la distribution de l’aide aux sinistrés du séisme n’en demeure pas moins ardue.

« C’est arrivé qu’on soit confrontés à des populations un peu frustrées et impatientes qui causent des problèmes et qui bloquent justement les convois », a rapporté Jerry Chandler, précisant que « l’idée est de pouvoir arriver le plus vite possible et de secourir le plus de monde possible ».

Lire le reportage : Haïti : à Port-au-Prince, « le chaos est total, les gangs sont partout, surarmés et d’une violence hors de contrôle »
Un immeuble effondré à Jérémie, en Haïti, le 18 août.

Le Monde avec AFP

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